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mercredi 22 novembre 2017
Antananarivo | 13h11
 

Culturel

Peinture

Roland Raparivo nommé Grand Officier de l’ordre national

vendredi 1er septembre

« 60 ans de peinture de Raparivo », c’est le titre de l’exposition qui se tient actuellement à l’Alliance Française Andavamamba. Une exposition qui met à l’honneur le grand Artiste peintre plasticien Malgache Raparivo Ramaherinarivo Roland, qui signe Raparivo en bas de ses tableaux. Un des plus marquants artistes Malgaches du 20ème et certainement encore du 21ème siècle. Hier, à son exposition, Raparivo a reçu le titre de Grand Officier de l’Ordre National de la part du Ministère de la Culture, de l’artisanat et de la conservation du Patrimoine. La consécration de 60ans de belle carrière, qui s’achève par cette dernière exposition.

La première exposition de tableaux de Raparivo remonte à 1962, à Diego Suarez. Depuis, le peintre plasticien a créé bien des chefs-d’œuvre qu’il a arrêté de compter. Avec son art, il a représenté Madagascar dans le monde entier. Participant à d’éminentes expositions internationales telles qu’en URSS, aux Etats-Unis au Musée International des Arts du 20ème siècle ou encore en France, aux Arts Sans Frontière à la Maison de l’UNESCO. Raparivo a également contribué au développement de l’art plastique à Madagascar. Il a été Président du Comité National des Arts Plastiques à Madagascar et Président-Fondateur de l’Union Nationale des Artistes Plasticiens de Madagascar.

Ce fût avec beaucoup de modestie et d’humilité qu’il a répondu au Président Rajaonarimampianina, venu pour l’occasion, et qui l’a félicité pour avoir si bien mis en valeur la culture malgache et les paysages du pays : « Tout ceci et tout ce que j’ai accompli, ce n’est pas uniquement pour moi, c’est pour nous tous, c’est pour notre Pays. »

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Paysages familiers, scènes quotidiennes malgaches, tout chez lui respire l’intimité avec le pays. Il a fait connaître la Grande île grâce à son voyage en peinture à travers le temps et l’espace, avec son style de prédilection qui est l’art figuratif.

A 83 ans, cet artiste émerite a annoncé sa retraite artistique mais la relève est assurée, son fils Tiana Raparivo ayant suivi ses pas.

Cette exposition qui s’est ouverte le 23 aôut dernier ne s’achèvera que le 9 septembre prochain dans le hall de l’Alliance Française à Andavamamba.

16 commentaires

Vos commentaires

  • 1er septembre à 13:19 | Jipo (#4988)

    Felicitation à cet artiste qui mérite bien plus qu’ une mention bien : n’ est-ce pas Mr hery ?

    • 1er septembre à 16:39 | dafily (#9983) répond à Jipo

      Un peu de couleurs dans cette grisaille, ça fait du bien...

      Oui, les oeuvres du maître sont significatives, non seulement belles. J’ai eu l’occasion d’en voir quelques unes, et aussi d’autres signées par la relève. Ca met toujours du baume au coeur. Et le vagabondage des souvenirs et des temps passés en regardant ces oeuvres, s’accompagne irrémédiablement de la douce mélancolie qui sied tant à la nostalgie.

      Il est réjouissant de savoir que la fibre artistique malagasy ne subit pas l’outrage des soubresauts du pays, une gageur quand on sait qu’on n’a jamais vécu de son art dans ce pays ! Mais le monde artistique sait s’affranchir des basses considérations du monde lambda, et si on se réfère à la chanson, il a toujours été constaté que la plus dure des conditions humaines, a donné la meilleure interprétation du vécu qui soit. La fibre artistique est un rempart qui n’est pas forcément à la portée du quidam, et pourtant c’est une forme de résistance qui nourrit certes l’esprit du créateur, mais devrait aussi nourrir celui qui sait regarder, écouter et surtout apprécier cela à sa juste valeur de don, car l’artiste « donne » avant tout. L’art est une évasion, une introspection du questionnement perpétuel, une interprétation d’une quête métaphysique qui nous anime tous un jour ou l’autre, car l’imagination peut s’affranchir des barrières construites par le format ambiant, les critères objectifs de la société. L’art est la plus belle des manières d’être subjectif !

      Je saluerai toujours l’artiste, le monde a évolué et l’esprit de la beauté l’a accompagné durant ces siècles pour qu’on sache que le beau sera toujours le moyen le plus approprié pour faire passer un message. L’art quel qu’il soit est une interprétation de la vie que nos esprits doivent appréhender pour leurs plus grand bien, je prescrit cet ingrédient dans la recette de la potion magique qu’on devrait avoir tous en soi. Et peut-être que même si c’est Hery qui décerne la suprême récompense, je lui dis quand même : merci pour l’Artiste !

  • 1er septembre à 18:18 | Jipo (#4988)

    Toujours du petit lait, quelle ode : chapeau l’ artiste 🎩 .

  • 2 septembre à 04:34 | spliff (#5871)

    Bjr Jipo, dafily,

    D’accord avec vous Jipo : Merci à vous dafily pour ce texte qui offre belle matière à s’inspirer aux légions de besogneux dont je fais à mon grand regret partie.
    Peut-être me laisserais-je aller à penser que dans la confession de sa verité - parfois intime - l’artiste s’inscrit en fait de manière plutôt exclusive dans la démarche du don de sa réalité à ses semblables, et que tout acte de « résistance », lorsque/si perçu comme tel, ne l’est en fait que par la bêtise lorsque celle-ci s’en voit désarmée par l’évidence que le talent rend percutente...
    Très d’actualité en ces temps où Huxley et Orwell n’auraient probablement pas cru si bien dire...
    S.

    • 2 septembre à 14:10 | Jipo (#4988) répond à spliff

      Bien matinal cher Monsieur , merci également pour votre contribution aussi besogneuse soit-elle :
      Bonne journée 🌈 .

    • 2 septembre à 16:26 | dafily (#9983) répond à spliff

      merci, et je relève que si mon partage est accepté, vous comprenez aussi la démarche artistique dans son espace qui ne se restreint pas à la simple compréhension. L’art doit interpeller, et non seulement se faire comprendre, il donnera une direction à chacun qui se fera sa propre réflexion... D’où la liberté qu’il procure. J’ose croire que le « besogneux » que vous prétendez être ne se satisfait-il pas de la liberté furtive que procure une belle mélodie ou une magnifique fresque, ou l’évasion de l’esprit en regardant une oeuvre cinématographique juste, pour caricaturer je vous le concède ? lol...

      Ah, Orwell, dont une de ses oeuvres met en évidence la prévisibilité de nos turpitudes bien terrestres, peut-être plus artistique qu’on le perçoit de prime abord, si l’on accorde à l’imagination de l’auteur la pertinence d’une vision ordonnée et construite qui induit de la part de tout esprit avide de liberté, une résistance comme forme de survie.
      Et nous sommes une espèce comme les autres ici-bas, qui doit sa persistance à la force de vouloir survivre par-dessus tout et l’art véhicule cet état d’esprit. Fidèle parmi les fidèles des « choses de l’art », la chose en question étant un début d’humanité dans le coeur de l’Homme, je la considère comme trait-d’union majeur entre les époques successives et les peuples évidemment, donc un fil conducteur de la compréhension humaine. Et surtout la liberté qu’elle procure... Car mêmes les sociétés les plus liberticides ont toujours accouché d’une frange éprise de résistance dont l’art serait la forme la plus insolente, donc pertinente pour l’éternel rebelle que je suis... c’est politique, je sais et j’assume. Ai weiwei et ses camarades artistes chinois en sont, par exemple, les vecteurs percutants contemporains comme Picasso l’a été en son temps contre le régime franquiste.

  • 2 septembre à 17:28 | Jipo (#4988)

    L’ art sous ses formes polymorphes, est encore un des rares espace de liberté laissé à l’ homme qu’ il n’ ait pas encore réussi à totalement canaliser, ( bien que parfois muselé ), une liberté que tous : pouvons partager sans distinction d’ âge, de maturité, et particulièrement de couleur .
    L’ art est comme l’ esprit désincarné, il ne connait pas de frontière , et c’ est avant tout cela qui interpelle, ensuite les formes qu’ il prend sont aussi multiples que diverses, encore une forme de liberté à laquelle nous aspirons tous, chacun à notre manière, selon .

  • 3 septembre à 02:32 | spliff (#5871)

    Re bonsoir à vous dafily et Jipo,

    J’attrape au vol cette Liberté que tous deux évoquez pour - en en abusant peut-être - me permettre de vous soumettre ma définition de l’art tel qu’il me parle.
    J’envisage une oeuvre comme une forme d’expression produite par les tréfonds d’un être, d’un esprit, d’une conscience bien avant son éventuelle portée politique ou militante (lorsque présente).
    C’est la spiritualité - au sens étymologique - de l’auteur qui m’intéresse, c’est-à-dire la connivence éventuelle que je peux percevoir avec lui/elle par l’intermédiaire de l’oeuvre sans nécessairement être à même d’y mettre des mots, ce qui - de fait - exclut rigoureusement l’intellect et ses lourdeurs.
    L’efficacité politique ou militante qui s’adosse à un art qui nous parle à nous Majorité est bien sûr bienvenue, mais je ne considère pas pour ma part qu’elle soit constitutive de l’essence de l’art en question. Je l’en perçois plutôt comme une « bénéficiaire » ordinaire au même titre que d’autres champs que l’art investit de manière similaire.

    J’aime à penser, toujours au nom de cette « Liberté », que l’art est avant tout la voix de l’intérieur de celui ou celle qui s’y adonne, sans qu’une quelconque obligation de « message » n’ai vocation à lui être imposé par son « extérieur » de quelque manière que ce soit, « charge » à ceux qui reçoivent les oeuvres d’y déceler une connivence sous les angles qu’ils souhaitent.
    Encore une fois, cette nuance ne m’étant que très personnelle, elle ne m’empêche pas de grandement apprécier les sensibilités éventuellement différentes car produites par d’autres expériences :-)

    Plus que de ses éventuels talents artistiques, ma référence à Orwell tenait plutôt de la pertinence contemporaine de sa compréhension des dynamiques sociologiques et politiques qui ont achevé d’assujettir ce monde à l’artifice, ce dont justement une manière de s’extirper, à mon avis, est le rapprochement sincère des hommes, ce que l’art non frelaté - entre autres choses - devrait pouvoir permettre.

    Et non Jipo :-), pas matinal mais nocturne (là ou j’étais) et à la besogne, profitant d’une escale pour poster ma réaction via un réseau 4G local (au nom qui transpire tout autant la besogne...)

    @+ 👍🏾
    S.

    • 3 septembre à 14:59 | Jipo (#4988) répond à spliff

      De completer que l’ art est étranger au jet lag : également .
      take care .🛩

    • 3 septembre à 15:00 | Jipo (#4988) répond à spliff

      De completer que l’ art est étranger au jet lag : également , merci ;
      Take care .🛩

    • 3 septembre à 17:12 | dafily (#9983) répond à spliff

      très juste spliff,

      je constate que votre sensibilité à l’art veut conserver cette espèce d’innocence qui voudrait juste le confiner à une expression de l’être. Mais il a évolué aussi avec le temps, et s’il est devenu de plus en plus un support pour certaines idées (tiens on en parle : la liberté), c’est je crois légitime, en ce sens que par essence, s’il est universel, il est aussi sujet à toute interprétation. L’art s’il est avant tout une expression, il est aussi message, vous préférez son caractère originel de gratuité, oui l’art est aussi un acte gratuit (dans le sens désintéressé), bien que l’homme aujourd’hui sache plutôt spéculer sur son dos, mais c’est un autre sujet et je sais que c’est un aspect qui ne vous enchante pas des masses. lol...
      Ah l’essence de l’art ! beau sujet en effet et passionnant pour les directions qui s’offrent à nous, car c’est ça qui est magnifique dans l’expression artistique, on ne peut l’enfermer, même si nos motivations aiment à quantifier, comptabiliser ou formater, je vous rejoins sur la fibre même qui tisse la chose : l’essence, carburant bien sûr pour traverser et dont le comburant est, et sera toujours l’émotion ! sans émotion, pas d’art. L’art est expression émotionnelle.
      J’aime votre plaidoyer sur la « spiritualité », Il décrit que l’art se doit avant tout peut-être, d’être accessible. Mais je dis aussi, que si les mots viennent, ils traduisent ce que ressent l’esprit, voir l’âme, la connivence est là, c’est aussi l’émotion. Et peut-être que l’intellect n’est là que pour qualifier, voir magnifier cette émotion qui déborde et qui ne demande qu’à s’exprimer.

      Je vous suis gré de venir partager ici, le « dialogue » n’en est que plus passionnant, merci à Jipo d’avoir établi entre nous une « connexion ». LOL !

  • 3 septembre à 18:11 | spliff (#5871)

    Lol (comme on « dit »)...
    Merci à vous dafily.
    La teinte utile de l’intellect que vous proposez me semble tout compte fait juste... mais à la seconde où la tentation m’entraîne à y réfléchir, je sens les démons de la besogne remonter... c’est dimanche, retour au confort de la paresse...
    Bonne fin de journée
    S.

  • 3 septembre à 18:20 | Jipo (#4988)

    Bonsoir .
    Vous êtes avec Zanadralambo, et Tsymahafotsy et quelques autres : les piliers , voir la colonne vertébrale de ce site, qui sans vous, n’ est que désert : aussi désespérant que triste .
    Merci d’ être revenu 🌤 .

    • 3 septembre à 20:28 | spliff (#5871) répond à Jipo

      Pour l’avoir lu bien longtemps auparavant sans intervenir, je sais votre appréciation valide pour dafily Jipo et je la partage.
      Dans la mesure où vous me faites l’honneur de votre considération, je l’apprécie sincèrement en ajoutant que j’apprends bien plus en silence du forum que je n’y contribue.
      S.

  • 4 septembre à 00:17 | Jipo (#4988)

    Une ambroise dont je ne cesse de me délecter, que seules les plumes de ce calibre sont en mesure de produire ou endosser, à en faire pâlir d’ envie la modestie comme l’ impartialité.
    Un catalyseur d’ energie, un booster pour cellule grise, en quête d ’ évolution, ou empêtrée dans les toiles confortables et rassurantes de la médiocrité et de l’ auto suffisance.
    Un humour sans concession, que trop peu semblent gouter , à mon grand regret , sans pour autant me sentir différent, mais consolé d ’ être : privilégié de m’ abreuver à cet élixir de jouvence...
    Une sorte de panchakarma du sytème cognitif, le MAK ( Maharishi Amrit Kalash) pour glande pituitaire 🙏🏻.

    • 4 septembre à 00:54 | Jipo (#4988) répond à Jipo

      Ambroisie .

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