Les conditions de poursuite de l’appui du FMI aux efforts de redressement de Madagascar ont été discutées lors d’une séance de travail tenue lundi au Palais d’État de Mahazoarivo entre le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et une délégation du Fonds monétaire international en visite dans le pays. La mission est conduite par Lonkeng Constant et comprend notamment Eklou Kodjovi, représentant permanent du FMI à Madagascar.
Cette rencontre constitue le premier cadre formel d’échanges entre l’institution financière internationale et le gouvernement issu de la Refondation. Entouré du ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, ainsi que de la ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Andriniaina Rasoarahona, le chef du gouvernement a présenté les grandes orientations de l’action publique.
Au cours des discussions, l’exécutif a exposé ses priorités, axées sur la relance économique et le renforcement de la résilience sociale, dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires persistantes. Les autorités ont insisté sur la nécessité de maintenir un accompagnement financier adapté, en cohérence avec les réformes engagées et les objectifs de stabilité macroéconomique.
Quelques semaines plus tôt, lors d’une émission sur la chaîne nationale, le Premier ministre a expliqué que Madagascar ne dispose pas encore des marges nécessaires pour se passer de l’appui des partenaires financiers internationaux. Cette approche se reflète également dans la Loi de finances initiale 2026, qui reste alignée sur les cadres programmatiques soutenus par le FMI, notamment la Facilité élargie de crédit et la Facilité pour la résilience et la durabilité couvrant la période 2023-2027.
La mission du FMI a également élargi ses échanges à d’autres institutions de l’État. Une rencontre a ainsi eu lieu avec la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, au cours de laquelle ont été abordées les questions liées à la gouvernance, à la lutte contre la corruption et au renforcement de l’État de droit, considérés comme des éléments clés de la stabilité économique et sociale.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des travaux menés par la même équipe lors de son passage à Madagascar en septembre 2025. À cette occasion, les experts du FMI avaient évalué la situation macroéconomique du pays, l’exécution du budget en cours, la préparation de la loi de finances 2026 et l’état d’avancement des engagements pris dans le cadre des programmes appuyés par l’institution.
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Vos commentaires
Lors de sa prise de pouvoir à Ambohitsirohitra , le Colonel Randrianirina Michael a martelé qu’il allait dissoudre les Institutions de l’Etat ...
Mais cette intention a rapidemet été ...écartée par la peur de la rupture des aides des bailleurs de fonds.
Différentes théories ont été proposées pour faire avaler la pilule ...
Est ce que cette nouvelle posture va nous permettre de garder notre souverainneté , ou bien est ce que ce n’est que de la poudre aux yeux ?
Des doutes persistent quand à la validité de cette démarche , mais attendons la fin de la concertation Nationale avant de porter des jugements hâtifs et amalgames douteux ...
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Lors de sa prise de pouvoir à Ambohitsirohitra , le Colonel Randrianirina Michael a martelé qu’il allait dissoudre les Institutions de l’Etat ...
Mais cette intention a rapidemet été ...écartée par la peur de la rupture des aides des bailleurs de fonds.
Différentes théories ont été proposées pour faire avaler la pilule ...
Est ce que cette nouvelle posture va nous permettre de garder notre souverainneté , ou bien est ce que ce n’est que de la poudre aux yeux ?
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Si la continuité de l’Etat est la meilleure posture, et si le maintien des conditions et des procédures de coopération est inévitable et plus que souhaitable, il n’y avait pas eu de révolte populaire ayant abouti à la fuite du Calife pilleur et criminel !
Selon Mandimbisoa, "... gouvernement issu de la Refondation..." ! Mais est-ce que la Refondation est déjà achevée et que les produits livrables issus du processus de Refondation sont déjà réels et vécus ?
Ce qu’on voit actuellement, c’est un pouvoir éphémère octroyé par le truchement d’une HCC qui a toujours été l’instrument de capture de l’Etat à l’usage de l’ancien régime déchu...et le PM 8 cm de son état essaye de profiter à sa manière comme l’avait fait auparavant le Calife fugitif !
Ce PM est en quête de 4.000 milliards Ariary pour équilibrer le budget inscrit dans la LFI 2026...et un service de la dette avoisinant USD 160 millions pour cette année ! Des dettes lessivées pour la plupart par le trio de malheur Rajoelina/Ntsay/Ravatomanga...que le peuple de Zanahary devra rembourser avec "sang et sueur"...
Bref, quelles sont les responsabilites du peuple de Zanahary et de la Gen Z dans ces débâcles déjà perceptibles ?
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Quelques notions minima à retenir de la part d’un villageois...
Il y a trois types de dettes :
* La dette de régime : l’ensemble des dettes contractées dans les buts essentiels de satisfaire les ambitions et objectifs d’un régime politique au pouvoir (la plupart des dettes contractées par le Calife, soit pour le pillage soit pour induire en erreur le peuple de Zanahary)
* La dette odieuse : l’ensemble des dettes qui ne profitent pas aux intérêts communs de la population et qui ne sont pas susceptibles de produire des impacts et retombées positives pour l’ensemble de la population
* Le dette d’État : l’ensemble des dettes qui vont servir à satisfaire le contrat social d’un régime et approuvé par voie d’onction populaire, et pouvant générer des conséquences positives signifiantes pour la population...
Apparemment, le régime "des Colonels et du PM 8 cm franc-maçon" est en train de lier et contraindre l’Etat et le peuple de Zanahary dans des "dettes de régime" !
Comme l’avait fait le Calife fugitif pilleur !
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