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mercredi 20 mai 2026
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L’Etat remet au FFKM les clés de la concertation nationale

mercredi 20 mai | Mandimbisoa R. |  358 visites  | 6 commentaires 

Le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) s’impose désormais comme l’un des principaux artisans du dialogue politique engagé par les autorités de transition. Réunis ce mardi au temple FJKM d’Ankadikely Ilafy, responsables religieux, figures politiques et représentants de la société civile ont marqué l’ouverture officielle du congrès du FFKM, une rencontre appelée à préparer la future concertation nationale annoncée par le pouvoir.

Le président de la Refondation, le colonel Randrianirina a réaffirmé sa confiance envers le FFKM pour conduire les consultations nationales et encadrer les échanges qui doivent aboutir à de nouvelles réformes institutionnelles. Au mois de décembre, l’Etat et le FFKM ont signé un mémorandum d’entente qui accorde la pleine indépendance au FFKM, pour diriger la concertation. La concertation nationale débutera le 3 juin prochain après un report de deux semaines. Une enveloppe de 150 millions d’ariary est allouée au FFKM pour son organisation.

Le congrès du FFKM se poursuivre pendant trois jours afin de poser les bases des futures assises nationales prévues de juin.

Dans leurs interventions, les dirigeants du FFKM ont insisté sur la nécessité de reconstruire le lien de confiance entre les citoyens et les institutions publiques. Les responsables religieux estiment que le climat de méfiance qui s’est installé au fil des années fragilise davantage un pays déjà confronté à de lourdes difficultés sociales et économiques. Les organisateurs affirment vouloir tenir compte des aspirations exprimées par les jeunes lors des récentes mobilisations citoyennes. Pour plusieurs participants, les frustrations accumulées au sein de cette génération doivent désormais être intégrées dans les réflexions autour de la refondation politique du pays.

Prenant la parole au cours du culte œcuménique, le colonel Michaël Randrianirina a appelé à faire preuve de patience face aux difficultés actuelles. Selon lui, les autorités de transition héritent d’une situation profondément détériorée qui ne peut être corrigée rapidement.

Le rôle accordé au FFKM dans cette dynamique confirme une nouvelle fois l’influence des Églises dans les périodes sensibles de la vie politique malgache. Depuis plusieurs décennies, les responsables religieux interviennent régulièrement dans les tentatives de médiation lors des crises nationales.

La Conférence des évêques de Madagascar (CEM) a récemment livré sa lecture du processus dans une déclaration publiée le 13 mai dernier. Les futures concertations ne doivent pas devenir un simple cadre de rivalités politiques ou de partage d’intérêts entre dirigeants mais produire des résultats concrets capables d’empêcher le retour des erreurs du passé.

Les évêques catholiques insistent de la nécessité de définir clairement les objectifs des consultations ainsi que les méthodes de travail. Ils estiment indispensable que les participants et les personnes chargées de conduire les débats bénéficient d’une véritable crédibilité morale et représentent réellement les préoccupations de la population.

Le FFKM apparaît aujourd’hui comme le principal cadre choisi par le pouvoir pour tenter de rassembler les différentes sensibilités politiques autour d’un projet commun. Reste à savoir si cette démarche réussira à faire émerger des solutions capables de répondre aux attentes d’une population confrontée à la pauvreté, à l’instabilité et à une profonde lassitude politique.

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6 commentaires

Vos commentaires

  • 20 mai à 09:50 | canal baobab 13 (#11848)

    Il est malin le colonel j aurai fait pareil ..la priorité c est attendre le fmi remette de l ordre en France a l automne 27 voir juin fête de la musique hihihi

    Répondre

  • 20 mai à 10:10 | Vohitra (#7654)

    Après plus d’un mois de tergiversations et d’incompréhension, le retour de la confédération des organisations cultuelles chrétiennes œcuméniques dans la coordination de la mise en œuvre de la prochaine concertation nationale est maintenant certain et sans ambiguïté.

    Tout en soulignant que le président du comité de pilotage de la Refondation de la République n’est autre que le célèbre et renommé Monseigneur rétropédaleur, Colonel de son état et affichant déjà une ambition présidentielle sans détour.

    Tout en sachant aussi que la plupart des politiciens véreux ayant oeuvrés dans la capture d’État dans les régimes successifs au pouvoir sont tous issus des mouvements laïcs faisant partie intégrante de cette confédération œcuménique..

    Et à chaque fois que les organisations chrétiennes œcuméniques interviennent dans les débats de societé ainsi que dans la gouvernance publique, on ne peut qu’observer la prédominance inévitable de thèmes porteurs transcendants et véhicules d’objectifs transversaux : réconciliation nationale, entente cordiale, pardon national...

    Et entre temps, les acteurs agissants et influents dans la vie politico-economique pourraient encore évoluer en toute tranquillité et dans la légalité même leurs œuvres de spoliation et de domination, parfois même sous la bénédiction et la coopération de politiciens drapés des initiatives laïques souvent intéressées, oui, les célèbres "barons voleurs" sont souvent des bienfaiteurs à la manière d’un "Mickaël Corleone" ...

    Bref, un mot n’a jamais été prononcé hier, et qui est à la base même de l’organisation locale communautaire ancestrale : le Fokonolona...

    Répondre

  • 20 mai à 10:10 | rakotobe (#7825)

    L"appel au "temporel et spirituel"

    L’impréparation, entouré de forces obscures, de requins de tous bords, dépassé par les évènements....
    Évoquez le ciel , tous les jours que le Dieu fait, ne suffit plus !
    Le colonel Michael n’a guére d’autre choix que celui -ci.

    Répondre

    • 20 mai à 10:59 | Vohitra (#7654) répond à rakotobe

      Bonjour Rakotobe,

      Hier, notre célèbre Monseigneur rétropédaleur s’était fait même accompagné d’un militaire garde du corps au cours d’un discours sur l’autel à l’intérieur du Temple supposé où le Seigneur est le gardien des brebis pour les croyants...

      Le rétropédaleur est devenu un comédien là...

  • 20 mai à 10:25 | angel35 (#11212)

    Extrait de la page Wikipédia concernant Richard Ratsimandrava :

    " En 1972, Tsiranana cède le pouvoir au général Gabriel Ramanantsoa , chef d’état-major général qui devient alors chef du gouvernement en mai puis chef de l’État en octobre. Ramanantsoa forme alors un gouvernement d’union nationale chargé de rétablir l’ordre tout en nommant des militaires à la tête des six provinces.

    Richard Ratsimandrava est appelé à devenir ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement. Il a alors l’idée de fonder sa politique intérieure sur le cadre de gouvernance existant basé sur le fokonolona qu’il voit comme seul cadre institutionnel et économique possible, car viable et reconnu par et pour la majorité de la population, pour le développement de Madagascar.

    Le 5 février 1975, à cause de rivalités et de problèmes non résolus et face à la situation de crise politique, Ramanantsoa lui remet les pleins pouvoirs. Il cumule alors les fonctions de chef de l’État et du gouvernement, ainsi que de ministre d’État, chargé de la Défense nationale et du Plan.

    C’est alors une occasion sans précédent pour lui d’appliquer au mieux sa politique qui s’établit sur :

    un développement national prenant comme base les initiatives de la communauté villageoise, le « fokon’olona », et trouvant leurs financements dans leurs propres transactions marchandes, gérés à travers la commission « Vatoeka » du « fokonolona ».
    la malgachisation de l’économie plus soucieuse d’équité et de justice, cherchant à articuler une économie de subsistance locale, rurale, informelle à l’économie de marché tirée par la ville, les sociétés commerciales assurant les échanges avec l’extérieur.
    la décentralisation des pouvoirs. "
    Peut on ( doit on ) penser que Madagascar a perdu là une énorme occasion d’envisager un réel développement ?

    Répondre

  • 20 mai à 10:34 | Isandra (#7070)

    "Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !".

    C’est une belle occasion pour mettre en place un système adapté à nos besoins et la situation aussi bien géographique que politico-historique de notre pays.

    Répondre

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