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vendredi 6 mars 2026
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Madagascar face à plus de 2,4 milliards de dollars de pertes après les cyclones Fytia et Gezani

vendredi 6 mars | Mandimbisoa R. |  350 visites  | 6 commentaires 

Selon le bilan officiel évoqué par le gouvernement, les pertes économiques provoquées par Fytia atteignent environ 475 millions de dollars, tandis que celles causées par Gezani dépassent 2 milliards de dollars. Ces deux cyclones successifs ont frappé Madagascar à quelques jours d’intervalle, laissant derrière eux un lourd bilan, notamment sur la côte est du pays.

La ville portuaire de Toamasina, deuxième agglomération du pays et principal port commercial de la Grande île, figure parmi les zones les plus touchées. Après le passage du cyclone Gezani, les autorités ont indiqué que 75 à 90 % de la ville avait été détruite ou gravement endommagée. Des quartiers entiers ont été ravagés par des vents violents et des pluies torrentielles, endommageant des milliers d’habitations, des infrastructures publiques et des installations économiques.

Le cyclone tropical Fytia a touché terre le 31 janvier, suivi du cyclone Gezani le 10 février près de Toamasina. Les deux phénomènes ont provoqué des pluies torrentielles, des vents destructeurs et d’importantes inondations dans plusieurs régions du pays.

Le bilan humain reste également préoccupant. Le cyclone Gezani a fait au moins 59 morts, plus de 800 blessés et plusieurs personnes portées disparues. Quelques jours plus tôt, le cyclone Fytia avait déjà causé une douzaine de décès et contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile dans différentes régions du pays.

Au total, plus de 681 000 personnes ont été affectées, tandis que les habitations, les infrastructures publiques et les terres agricoles ont subi des dégâts considérables, compliquant les efforts de reconstruction et la reprise des activités économiques dans de nombreuses zones sinistrées.

Face à l’ampleur des destructions, les premières initiatives de reconstruction commencent à se mettre en place. Le 5 mars 2026, au Palais d’État de Mahazoarivo, l’État malgache a reçu une indemnisation de 5,6 millions de dollars de la part de l’African Risk Capacity (ARC), un mécanisme d’assurance contre les catastrophes naturelles mis en place par l’Union africaine.

Cette somme, remise sous forme de six chèques, doit contribuer à la reconstruction de centres de santé, d’écoles et de bâtiments administratifs, ainsi qu’à la construction d’abris communautaires résistants dans les zones les plus exposées. La cérémonie s’est tenue sous la coordination de la Cellule de prévention et de gestion des urgences (CPGU) rattachée à la Primature, avec l’appui de la Banque africaine de développement et de partenaires internationaux.

Le Premier ministre Rajaonarivelo Herintsalama Andriamasy a reçu officiellement cette indemnisation en présence du ministre de l’Économie et des Finances Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, du directeur général d’ARC Ltd David Maslow et du directeur régional de l’organisation pour l’Afrique de l’Est Koffi Konin.

Faut-il rappeler que la mobilisation internationale s’est organisée pour répondre à l’urgence humanitaire. Les Nations unies et leurs partenaires ont déjà lancé un appel éclair de 67,8 millions de dollars afin de fournir une assistance vitale à 486 012 personnes touchées par les deux cyclones.

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6 commentaires

Vos commentaires

  • 6 mars à 09:50 | Vohitra (#7654)

    Busan est une ville portuaire en Corée du Sud...

    Shenzhen est une ville maritime sur la côte en Chine..

    Il y a 50 ans, ces sites étaient presque des villages de paysans, même pas des agglomérations, Shenzhen était tout juste un village de pêcheurs...

    Et depuis, à nos jours, que de gigantesques changements, à reflet planétaire même !

    Alors qu’au pays de Zanahary, chaque année, les lamentations restent les mêmes, les désolations sont repetitives, la ville où se situe le grand port de l’Est est toujours victime des aléas climatiques...sans parler des aléas et ouragans politiques dévastateurs, tel le Miami du célèbre Rainilaingarivony...

    Répondre

  • 6 mars à 10:46 | bekily (#9403)

    Tamatave s’en sortira difficilement sans être une CAUSE NATIONALE PRIORITAIRE.
    Premier port d’approvisionnement
    Deuxième ville....

    L’attention du colonel semble être la préparation de sa prochaine élection...

    TOUT EST MYSTIFICATION EN VUE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

    Répondre

  • 6 mars à 10:52 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby .
    Chaque cyclone, tempête tropicale ou tsunami apportent leurs lots de consolations et dividendes qui vont bien ...
    Je serais curieux de savoir comment sont calculés et évalués ces montants ?
    Iront-ils pour autant aux sinistrés est une autre histoire, on changera quelques tôles sur le marché et écoles, construira un ou 2 hangars pour abriter les plus démunis (soit la majorité) économisant sur les couvertures avec quelques sacs de vary et un peu d’ huile et les 2 milliards seront évaporés (un peu comme toujours ?)
    Apres le légendaire pour 100 briques t’ as plus rien, l’ évolution du cout de la vie étant ce qu’ il est s’ est transformé avec une aisance déconcertante en pour 1 milliard t’ as plus rien (ou presque et à Dago aussi ! )

    Répondre

  • 6 mars à 11:36 | Vohitra (#7654)

    Isantaona izao, indreo fa mitondra tena toa androrosy, mangataka lava, mitoreo, mimenomenona sy mimonomonona...

    Mihetraketraka ny natiora, misononoka ny herin’ny tontolo, mibosesika ny lahatra sy ny anjara..

    Fa eo ihany koa ny faingan-tanana sy ny be angoantenda, ny mpanao taingampaosy, ny mpanao mena mahazo manao fanova-maso...

    Rava ny trano falafa sy trano hazo, very tafo ny fotodrafitrasa tsy natao haharitra, mandroso tsy nasaina ny rano tonga ambany farafara...

    Fa inona moa no atao hoe fanajariana ny lafintany na ny antsoina hoe "aménagement du territoire" ?

    Fa aiza ny fanorenana mahatohitra ny toetrandro, fa maninona no tsy misy ny fandaminana ny fiorenan’ny toerana fonenana ?

    Tsy rafitra maharitra sy rindrandamina mitety ny taona mifanesy no mijoro, antoko politika sy sendika no atao mijoro ho zavamisy mameno ny tanàna, fahazotoana mangataka sy fahakingana mitaraina no heverina ho paikady mahomby...

    Izay mba maharitra hodimbiasan’ny taranaka tsy misy, fa ny trosabe miavosa no lasa misavovona tsy ankiato...

    Eo foana ilay aretina koloina sy fanahy mirefarefa : indrisy ry fihatsarambelatsihy !

    Ry valabemandry be marenina sarotra tenenina, mora sodoka amin’ny angoantenda sy ny fihetsika mahajambena, revo anaty fifanilihina sy fifankahalana, sondriana amin’ny kabary sy fitombenana mihovitra, mba miarena mifohaza amin’izay kosa fa aza mihanoka amin’ity fahazarana mandoka sy mihoby ary mitoraka voninahitra sy laza ho an’ny mpanjaka repobilikanina ity e !

    Répondre

  • 6 mars à 11:59 | Yet another Rabe (#4812)

    Bonjour à tous,

    il y a des dates qui ne font pas de bruit, mais qui changent la trajectoire d’un pays. 1987 fut l’une d’elles pour Madagascar. Ce ne fut pas un coup d’État, ce ne fut pas une guerre. Ce fut une signature. Une signature au bas d’un programme dicté par le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale, un programme appelé « Programme d’Ajustement Structurel ». Un mot propre, technique, presque rassurant. Mais derrière la propreté du vocabulaire, il y avait un basculement, la SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE devenait CONDITIONNELLE.

    On a ouvert, béantes, nos frontières souveraines pour privatiser et libéraliser. Mais on a oublié une chose fondamentale : on ne démantèle pas un État fragile sans reconstruire des institutions solides. On a amputé et réduit l’État producteur. On n’a jamais construit l’État stratège.

    Résultat : un vide. Et le vide, en politique comme en économie, ne reste jamais vide. Dans cet espace laissé par le retrait public, deux forces ont prospéré : les réseaux d’influence et la captation privée des rentes.

    Depuis quatre décennies, Madagascar accuse une croissance insuffisante pour absorber sa démographie, l’informel de plus en plus massif, son industrialisation quasi inexistante et sa dépendance accrue aux financements extérieurs. Chaque Loi de Finances ressemble à un exercice d’équilibriste : on ajuste, on colmate, on reporte et on ne transforme pas. La stabilité se miroite sans développement.

    Pendant ce temps, des pays africains ont su sortir leurs épingles du jeu.

    Tous ont connu les prescriptions libérales, tous ont subi les contraintes internationales.Mais ils ont gardé une chose : une VOLONTÉ POLITIQUE DE STRUCTURER LEURS ÉTATS. Madagascar, lui, a appliqué les règles, sans imposer sa stratégie. Le véritable échec n’était pas l’ajustement. Le VÉRITABLE ÉCHEC est l’ABSCENCE DE REFONDATION.

    CE QUI NOUS TUE, ce n’est pas la mondialisation, c’est l’ACCEPTATION CONFORTABLE de la DÉPENDANCE. Dire que l’ajustement « autorise la corruption » est juridiquement faux. Mais politiquement ? Un système qui réduit les capacités de contrôle interne, tout en favorisant et multipliant les espaces discrétionnaires, fragilisant de plus en plus nos institutions et maintient une économie à faible valeur ajoutée. Tout cela cultive notre environnement où la corruption devient rationnelle. Quand la production ne paie pas, la proximité au pouvoir paie.

    Notre CHOIX est HISTORIQUE, inscrit dans les annales de la République, s’inscrivant dans une réelle volonté politique de rupture. La QUESTION N’ EST PLUS ÉCONOMIQUE, ELLE EST EXISTENTIELLE. Voulons-nous rester un pays ajusté ou devenir un pays stratège ?

    Le danger n’est pas la crise. Le danger, c’est l’habitude. Et l’HABITUDE, EN POLITIQUE, EST PLUS  DESTRUCTRICE QU’UN EFFONDREMENT. Car un pays qui s’effondre peut se relever. Un pays qui s’habitue à la faiblesse s’y installe. La VRAIE BOMBE N’EST PAS BUDGÉTAIRE, ELLE EST MORALE.

    Des extraits de https://lgdi-madagascar.com/2026/03/05/politique/pas-sans-toimadagascar-lajustement-permanent-ou-la-souverainete-sous-perfusion/

    Mon seul commentaire est que j’ agrée avec le contenu de cet article de LGDI.

    Cordialement

    Répondre

    • 6 mars à 12:05 | Yet another Rabe (#4812) répond à Yet another Rabe

      Re-,

      Tanana zatra mitsotra, sarotra mivonkona.

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