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samedi 26 novembre 2022
Antananarivo | 15h52
 

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19 septembre à 17:09 | Besorongola (#10635)

- MR HO MAÎTRE DES DÉSILLUSIONS ! https://www.facebook.com/609203805944973/posts/pfbid09i6GvurDmD6nU9Af6JTs6Bz1Eyh4khf9sUwfCU3meHVjM7nZ57W7PcoDxBegvUBVl/

Madagascar : Andry Rajoelina, le maître des désillusions
Extraits :
Enquête | A dix-huit mois de la fin de son mandat, le président continue de faire des
promesses tous azimuts alors que la Grande Ile s’enfonce un peu plus dans la misère.
Ce 31 mai 2022 à Abou Dhabi, dans le vaste salon de réception du conglomérat Al Jaber, le patriarche Obaid Khaleefa Jaber Al-Murri se prête sans conviction à la photo souvenir qu’Andry Rajoelina postera quelques heures plus tard sur les réseaux sociaux. Pour marquer leur alliance toute fraîche, les deux hommes brandissent un petit baobab en pierre aux branches recouvertes de feuilles d’or.
Un mémorandum d’entente vient d’être signé entre Madagascar et le géant émirati du BTP pour la construction de la ville nouvelle Tanamasoandro. Le président malgache ne donne pas de détails sur l’opération ni sur les délais dans lesquels pourrait voir le jour cette « cité intelligente » imaginée à 30 km à l’est de la capitale, Antananarivo. Pour l’heure, ce simple engagement suffit à le combler, car il redonne un souffle inattendu à l’un de ses projets phares, passablement enlisé.

A moins de dix-huit mois du prochain scrutin pour la magistrature suprême, en novembre 2023, l’épreuve du bilan approche pour celui qui a promis de rattraper en cinq ans le retard accumulé au cours des six décennies qui se sont écoulées depuis l’indépendance, en 1960.

En 2018, dans le rôle du revenant repenti, le candidat s’est présenté en homme nouveau, mûri par l’exil et le temps. Mais en professionnel de la communication, il a dépensé des millions d’euros pour déployer une campagne hors normes et, surtout, il a énormément promis : autosuffisance alimentaire, industrialisation du pays, accès à l’électricité et à l’eau potable pour tous, instruction de qualité, tolérance zéro pour la corruption et l’insécurité, emploi pour tous... Treize serments au total (« velirano », en malgache), censés sceller son engagement de transformer le pays pour le hisser au rang des nations émergentes.

Une tout autre réalité s’est pourtant imposée. La pauvreté, déjà immense, s’est aggravée et atteint un niveau jamais égalé pour ses 27 millions d’habitants. Huit personnes sur dix vivent avec moins de 8 600 ariary par jour, a révélé fin mai la Banque mondiale, soit en dessous de 2,15 dollars, le nouveau seuil de pauvreté retenu par les institutions petite classe moyenne, composée de fonctionnaires ou d’employés du secteur privé, a aussi dégringolé. Le dernier jour du mois, ceux qui étaient hier considérés comme des « privilégiés » se ruent désormais aux guichets des banques pour toucher leur salaire. « La crise sanitaire nous a renvoyé en pleine figure notre insupportable pauvreté. C’est comme si nous nous étions habitués à marcher nus dans la rue et que, soudain, on nous oblige à nous regarder en face. Tant de familles vivent sur le fil, dépendant pour leur survie quotidienne de quelques milliers d’ariary », confie avec effroi un entrepreneur du secteur alimentaire qui a dû licencier des ouvriers et vendre une partie de ses machines.

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