Après un long silence, le directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), Alban Rakotoarisoa, s’est finalement exprimé publiquement sur l’affaire du Boeing 777 qui aurait été introduit clandestinement en Iran l’année dernière. Lors d’une déclaration devant la presse, il a affirmé que des démarches ont déjà été entreprises afin de faire avancer l’enquête et d’obtenir davantage d’éclaircissements sur ce dossier qui continue de susciter de nombreuses interrogations.
Face aux journalistes, cette figure politique issue du mouvement du 25 septembre, à l’origine de la chute du régime d’Andry Rajoelina, devenu l’homme fort de l’ACM après avoir occupé le poste de conseiller municipal de la Commune urbaine d’Antananarivo, a indiqué que son institution a déjà pris contact avec les instances chargées de l’enquête, afin de recueillir des informations complémentaires et de mieux comprendre les circonstances entourant cette affaire.
Selon lui, une demande d’explications plus détaillées devrait être adressée aux structures impliquées dans les investigations. Toutefois, il a reconnu que le contexte politique actuel dans le pays a ralenti certaines démarches déjà engagées. La dissolution du gouvernement intervenue récemment a en effet entraîné la suspension de plusieurs actions administratives liées à ce dossier.
Malgré cette situation, les investigations se poursuivent sur le plan national. Alban Rakotoarisoa a précisé que le Pôle anti-corruption (PAC) et le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) continuent leurs travaux dans le cadre de cette affaire. Ces institutions sont chargées d’examiner les éventuelles irrégularités et d’identifier les responsabilités liées aux circonstances de cette opération.
L’affaire dépasse toutefois le cadre national. Le directeur général de l’ACM a également évoqué des démarches en cours au niveau international, impliquant la coopération entre Madagascar et plusieurs pays concernés par ce dossier. Cette collaboration est jugée essentielle pour permettre aux enquêteurs de retracer les mouvements de l’appareil et de rassembler les éléments nécessaires à l’établissement des faits.
Pour les autorités malgaches, l’objectif demeure clair : faire toute la lumière sur cette affaire. Alban Rakotoarisoa a ainsi assuré que l’ACM continuera de collaborer avec les institutions nationales et les partenaires internationaux afin de permettre la poursuite des investigations et d’aboutir à la manifestation de la vérité.
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Vos commentaires
Le costard de DG de l’ACM est trop grand pour lui. C’est un poste très technique et non politique du tout. Mais dans notre pays n’importe qui peut prétendre à n’importe quel poste.
On laisse faire les gens intelligents
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