Ce qui devait être un simple faits divers risque de prendre une ampleur politique ébranlant même le pouvoir actuel, notamment les militaires actuellement au pouvoir, à cause d’un scandale d’une gravité exceptionnelle, à la suite de l’implication de certains de leurs éléments dans un braquage survenu il y a une semaine à Ambodihady. En effet, des membres de la garde présidentielle ainsi qu’un garde du corps de la ministre de la Justice figurent parmi les personnes impliquées dans cette affaire. Au total, treize individus, dont six militaires, ont déjà été arrêtés et placés en garde à vue.
Le 20 avril 2026, vers la fin de la matinée, un coursier transportant une importante somme d’argent a été pris pour cible au niveau du pont d’Ambodihady. Un groupe d’individus armés, circulant à bord d’un véhicule et de motocyclettes, a intercepté la victime avant de la contraindre à monter à bord. Le commando s’est ensuite emparé de 73 175 000 ariary, abandonnant le coursier en cours de route avant de prendre la fuite. L’opération, menée en plein jour, laisse apparaître un degré d’organisation avancé et une connaissance précise des mouvements de fonds.
Les premières investigations ont permis d’identifier rapidement un suspect considéré comme le principal instigateur, dont l’arrestation a entraîné celle de plusieurs complices. Les enquêteurs évoquent un braquage planifié en amont, avec la transmission d’informations sensibles sur les circuits financiers ciblés. Une rencontre tenue la veille des faits aurait servi à coordonner l’opération, avant que les participants ne passent à l’acte le lendemain. Après le braquage, les auteurs se seraient retrouvés dans un autre quartier de la capitale afin de procéder au partage du butin.
La présence de militaires, en particulier issus de la Garde présidentielle, confère à cette affaire une dimension hautement sensible. Elle ravive les interrogations sur les dérives individuelles au sein des forces de sécurité, d’autant que le pays est dirigé par des responsables issus du milieu militaire. Cette situation alimente un climat de méfiance, aussi bien chez les citoyens que dans les cercles politiques, où la question de l’exemplarité des institutions se pose avec acuité.
Dans une déclaration officielle, le ministère de la Justice a tenu à apporter des précisions sur l’implication d’un individu présenté comme garde du corps de la ministre. Il a indiqué que ce dernier n’occupe plus cette fonction, ayant cessé ses activités à la fin du précédent gouvernement. Le ministère souligne que les faits reprochés relèvent de comportements individuels commis en dehors de toute mission officielle, et qu’ils ne sauraient engager sa responsabilité. Les autorités judiciaires affirment par ailleurs que, dès la connaissance de l’affaire, des instructions strictes ont été données afin de garantir le bon déroulement de la procédure, sans intervention ni pression. La ministre a insisté sur une application rigoureuse et impartiale de la loi, réaffirmant une politique de tolérance zéro face aux infractions, tout en apportant son soutien aux forces de l’ordre.
De son côté, le ministère de l’Armée malgache a également réagi à travers un communiqué officiel, affirmant que la Présidence de la refondation ainsi que le ministère de l’Armée ne sauraient être tenus responsables des agissements de militaires en dehors de leurs services officiels. Les autorités militaires ont condamné fermement des actes jugés contraires à la loi en vigueur et à la déontologie qui encadre le corps des forces armées. Elles ont rappelé que la mission fondamentale des militaires demeure la protection de la population et de ses biens, soulignant que de tels comportements constituent une violation grave de cet engagement.
Alors que plusieurs individus restent encore recherchés, l’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des responsabilités. Par son ampleur et par le profil des personnes mises en cause, cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur la confiance envers les institutions de sécurité et sur le climat politique à Madagascar.
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Vos commentaires
Salama djiaby.
Un mauvais point et cailloux dans la chaussure de notre colon ...
Juste une question : a-t-on retrouvé le vola ?
étrangement ce dernier n’ est pas mentionné, certainement un détail qui ne pourrait que gêner l’ enquête en cours ...
Décidément toutes les strates de la zoziété est gangrenée par cette avidité endémique qui va finir ( si ce n’est pas déjà fait) par être inscrite au patrimoine génétique .
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Dia ahoana koa re,ahoana koa re,ny manaraka ! hoy ny hira izay !
Toa tsy ilaina fanonganana na tentative d’assassinat izany izy ity dia hirodana sa ahoana ?
Indrisy ra MADAGASIKARA fa toa mbola ho ela ianao va tafarina raha izao no fandehany.
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@ MT
Element ou Ex Element ? Un prisonnier un fois dehors n’est plus un Prisonnier à titre d’exemple donc il est IMPORTANT de le préciser car autrement il serait judicieux de supprimer cet article.
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Une charge retenue récemment vis à vis des membres de la Gen Z..."association de malfaiteurs" !
Et là maintenant sous les yeux du peuple de Zanahary, qu’est-ce qu’on voit aisément là ?
De vrais malfrats et malfaiteurs issus de la force de l’ordre appelée vernaculairement "dernier rempart de la Nation" !
Jusqu’à preuve du contraire, ils font partie de la force de défense et de sécurité au moment de l’ acte de banditisme perpétré...
Et encore, ayant effectué leurs services auprès des institutions supposées comme étant "piliers de la République" !
Des loups dans la bergerie...et au moment où un berger des brebis se trouve en pôle position pour diriger un troupeau mis sous sa responsabilité !
Et ces derniers temps, un chef de l’administration, un rescapé de l’ancien régime déchu, avait demandé un changement de mentalité...lui un ancien membre des bidasses lui aussi...et là maintenant, quelques uns parmi les bidasses font la sourde oreille vis à vis de son appel !
L’escalier se nettoie toujours à partir du haut des marches, n’est-ce pas ?
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L’omniprésence de la PÈGRE ne doit pas suffire à une inflation d’interprétations toutes farfelues.
Et d’éviter de " tirer sur l’ambulance" car il y a eu très vite arrestation , placement en garde à vue et traduction en Justice.
La seule conclusion qui vaille est que Madagascar est gangréné par un MAL bien endémique, à.un point que seule une reflexion profonde impliquant une très large majorité de citoyens à travers un changement réel via la REFONDATION , constituerait un début de sortie de crise.
Lorsque le pouvoir actuel n’en fait pas une URGENCE, le colonel Michael est le premier responsable.
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Selon les reseaux une tentative d’etouffer l’affaire aurait lieu, mais, ils auraient du renoncer le fait que cette affaire a vite declenché un tollé sur les reseaux,...
La question laquelle fait froid au dos, ils se sont rattrapés après combien d’opèration ?
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