Les autorités de la transition s’apprêtent ce vendredi et samedi à faire l’inauguration officielle de la Route nationale 13 (RN13) reliant Ambovombe à Tolagnaro (Fort-Dauphin). En réhabilitation depuis 3 ans, le bitumage de ce tronçon s’est achevé en octobre 2025, juste avant la chute d’Andry Rajoelina du pouvoir. Financées par la Banque Européenne d’Investissement et l’Union Européenne, l’accord de ce financement a été acté fin 2017 sous le mandat de Hery Rajaonarimampianina.
Long de 114 kilomètres, le segment reliant Ambovombe à Tolagnaro est désormais totalement bitumé. Le trajet, autrefois éprouvant et pouvant dépasser six heures, s’effectue désormais en deux à trois heures dans des conditions normales de circulation. Malgré cette amélioration notable, plusieurs portions de la RN13 restent encore dégradées et nécessitent de nouveaux investissements. Cette avancée représente toutefois une étape importante pour un axe de près de 500 kilomètres reliant Ihosy à Tolagnaro à travers les régions d’Ihorombe, d’Androy et d’Anosy.
La réhabilitation de la RN13 reliant Ihosy à Tolagnaro fait des partie promesses présidentielles de Andry Rajoelina, il voulait faire de ce projet un symbole de son action dans le Sud. En 2020, à Tsihombe, il a déclaré qu’il renoncerait à la politique si la réhabilitation de la RN13 n’était pas réalisée. Cette promesse avait marqué les esprits dans une région longtemps confrontée à l’enclavement.
Huit mois après la chute de Rajoelina, le régime de la Refondation va inaugurer en grande pompe la réhabilitation de cette route. Le président de la Refondation, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, tous les deux originaires du Sud, et plusieurs membres du gouvernement sont attendus pour cette inauguration.
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Vos commentaires
Une inauguration qui devrait s’effectuer en toute simplicité et humilité...
Une simplicité exigée par les circonstances traversées par la Nation actuellement, les difficultés économiques et la controverse créée par l’initiative de hausse de la pression fiscale dans un contexte de paupérisation généralisée...
Une humilité demandée par le fait d’honorer l’empreinte de la continuité de l’Etat...
On se rappelle que l’actuel chef de la junte militaire au pouvoir était un ancien chef de Région Androy nommé autrefois par le régime HVM de l’ère Rajaonarimampianina, et sa directrice de cabinet une ancienne ministre du même régime HVM...
Pour dire, l’inauguration prévue ne devrait pas être profité pour mener une pré-campagne électorale au profit du potentiel candidat de la junte pour la prochaine élection présidentielle...
De l’amertume pour l’ancien Calife déchu, le nouveau Calife est déjà présent pour assurer la relève, avec les mêmes manières et attitudes, le 6 ème d’âne de cas raté et leader africain truqué remplacé par un auto-proclamé panafricaniste avec le sourire narquois d’un Monseigneur manipulateur à quatre sous...
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On a seulement changé les acteurs mais les méthodes restent les mêmes.
Le colonel va se déplacer en avion privé et tous les courtisans en v8 pour se montrer. Mais le pire dans tout ça, ils ne paient même pas leurs notes d’hôtels, ils rackettent les hôteliers, si ces hôteliers se plaignent, on sort la menace classique : redressement fiscal. C’est du déjà vu du temps de rajoelina.
Bonjour citoyendumonde,
Et oui, sans parler les dizaines de garde du corps armés qui font peur et terrorisent les autochtones et villageois...
Je me rappelle d’un ancien ministre de la défense du Calife qui avait fauché à mort des villageois lors de son passage à vive allure avec son V8 dans une localité en brousse...
Vohitra,
Un peu d’indulgence !
C’est plus fort qu’eux, les arrivistes..., quand ils ont pris le pouvoir, ils ne veulent plus le lâcher,...chercher tous les moyens pour y rester.
Sauf que l’histoire est têtue, laquelle reste servant des leçons.
Merci, Vohitra, pour ce commentaire, toujours pertinent, qui plante le décor, avec une certaine ironie dans une société où rien ne se perd et tout en récupère en faisant du dernier, aux manettes, le grand gagnant, enfin, c’est ce qu’il croit, à tort ?..
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Un hors sujet s’il vous plaît mais qui traduit fidèlement ce qui se passe actuellement, oui depuis au moins cinquante ans au pays...
Lu ailleurs mais qui contribue à la cause majeure de la gouvernance défaillante et la désagrégation du tissu social dans notre pays...
Le paradoxe du système éducatif africain...
1- les étudiants "les plus brillants" deviennent médecins, ingénieurs, chercheurs...
2- les étudiants "les moins brillants" font les Écoles d’administration, deviennent fonctionnaires et administrateurs et dirigent "les plus brillants"...
3- les étudiants "passables" entrent en politique, et dirigent les plus brillants et les moins brillants.
4- les recalés du "bac" embrassent le monde des affaires et de la criminalité, et ils contrôlent les politiciens et les administrateurs, les médecins et les ingénieurs.
5- les non-scolarises deviennent "prophètes, dirigeants de cultes"...et tous, sans exception, les suivent à la lettre.
A méditer pour le cas de Madagasikara...des réalités indéniables !
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