Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mercredi 21 janvier 2026
Antananarivo | 11h12
 

Politique

Conseil des ministres

Le colonel Patrick Rakotomamonjy démis de ses fonctions à la présidence

mercredi 21 janvier | Mandimbisoa R. |  462 visites  | 4 commentaires 

Il aura fallu deux mois seulement pour que prenne fin la mission du Colonel Patrick Rakotomamonjy à la tête du Bureau des doléances de la présidence de la Refondation. Le Conseil des ministres réuni mardi a en effet décidé d’abroger sa nomination, intervenue le 24 novembre 2025, sans fournir d’explication officielle sur les motivations exactes de cette décision. Cette révocation rapide suscite interrogations et spéculations, tant le poste occupé est stratégique dans le dispositif institutionnel actuel.

Le médecin-colonel Patrick Rakotomamonjy n’est pas un inconnu de la scène politique nationale. Cet ancien directeur technique adjoint au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), avait été soupçonné d’avoir placé du cocktail molotov dans l’enceinte de la Villa Pradon Antanimena. Ayant pris la fuite à l’étranger, il avait ensuite été condamné à 20 ans de travaux forcés. Il s’était imposé dans le débat public après avoir dénoncé publiquement l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga. Dans plusieurs vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, le colonel Patrick a accusé Ravatomanga d’entretenir un système d’influence et de pratiques opaques au sommet de l’État. Ces déclarations ont précédé la chute du régime d’Andry Rajoelina et le départ en exil de Mamy Ravatomanga, coïncidant par la suite avec des procédures judiciaires ouvertes à l’étranger contre l’homme d’affaires, renforçant leur retentissement médiatique.

Aucune communication formelle n’a été faite sur ce limogeage. Néanmoins, le nom du colonel a récemment été cité dans une affaire d’agression présumée d’un commerçant, survenue aux abords de l’hôpital militaire de Soavinandriana, vers la fin de l’année 2025. Une enquête serait en cours afin d’établir les responsabilités.

-----

4 commentaires

Vos commentaires

  • 21 janvier à 10:07 | Vohitra (#7654)

    Est-ce qu’il n’y a pas de "porte parole" au sein du gouvernement ?

    Et le nouveau "responsable de communication" au sein de la présidence n’a rien à dire à ce sujet non plus ?

    La fonction officielle au sein de l’administration n’est pas une "officine secrète" qui agisse à la manière d’un secte ou d’une loge, surtout pour quelqu’un qui avait occupé une position politico-strategique de ce genre...

    Et là, le vide et le silence absolu...

    Répondre

  • 21 janvier à 11:11 | Vohitra (#7654)

    Et qu’est-ce qui se passe au sein de la HCC depuis hier soir jusqu’à maintenant ?

    Répondre

  • 21 janvier à 11:26 | Vohitra (#7654)

    Même les murs ont des oreilles, n’est-ce pas ?

    Le Colonel Patrick gêne qui au juste ?

    Quand il a pris l’initiative de s’attaquer à la fondation de la corruption dans le pays, qui a cherché à obtenir sa tête ?

    La droiture, la franchise, la volonté de faire bouger les lignes sclérosées, le Colonel Patrick en a, mais pourquoi on l’a écarté brutalement ?

    Parce qu’il ne fait pas partie du corps du CAPSAT ?

    Courage Colonel Patrick !

    Avant même le CAPSAT, vous étiez déjà au front... comme nous d’ailleurs !

    Répondre

  • 21 janvier à 11:31 | Isandra (#7070)

    C’est Colonel est réputé de ne pas avoir la langue dans sa poche.

    Bon, les feux à l’intérieur commencent à apparaître, le recours aux mercenaires Russes n’est pas anodin,...les observateurs avisés comprennent toute de suite que cela signifie,...

    MAIS EN ATTENDANT UN SONDAGE DU CCOC.

    "À la question sur la confiance aux dirigeants actuels, 57,2 % des réponses sont négatives. Un chiffre en nette hausse par rapport au mois de février. Sur celle sur la confiance envers l’opposition en général, 59,4 % sont des réponses négatives. Un pourcentage proche de celui de février. Sur la confiance envers les Forces armées, 45,5 % ont répondu positivement et il y a 44 % de réponses négatives. « Une augmentation considérable de 7,2 points d’écart sur les réponses négatives est constatée entre les deux périodes », ajoute toutefois le rapport sur ce point.

    Contrairement aux vives critiques dont il fait l’objet sur les réseaux sociaux ces derniers temps, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) bénéficie toujours de la confiance d’une grande partie des personnes sondées. « Un taux de 70,9 % de répondants affirment avoir confiance au FFKM », rapporte le CCOC. Des questions posées dans ce sondage mené dans la capitale concernent aussi les manifestations de septembre et octobre.

    "À la question « avez-vous sympathisé avec le mouvement populaire qui a commencé le 25 septembre 2025 ? », le CCOC rapporte que 61,5 % des personnes enquêtées ont répondu non. Sur la participation aux manifestations, « une majorité de 87,4 % des cibles ont affirmé ne pas avoir participé au mouvement populaire qui s’est déroulé au mois de septembre 2025 », affirment les résultats publiés hier. « Approuvez-vous le changement de pouvoir qui s’est opéré le 14 octobre 2025 ? » fait aussi partie du questionnaire, avec 58,7 % de réponses négatives.."

    PS : à chacun d’interpréter ce sondage.

    Répondre

Réagir à l'article

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, merci de vous connecter avec l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Publicité




Newsletter

[ Flux RSS ]

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS 
 
{#URL_PAGE{archives}}