L’espoir d’un retour au calme aura été de courte durée. Quelques jours après la déclaration particulièrement ferme du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, qui avait lancé un défi direct aux auteurs des enlèvements en leur demandant de s’en prendre à lui « s’ils sont des hommes » plutôt qu’aux enfants des Malgaches, les signalements de disparitions repartent à la hausse. Les avis de recherche se succèdent sur les réseaux sociaux, alimentant un climat de peur qui dépasse désormais largement les frontières de la capitale.
Dans la nuit de lundi à mardi, un nouvel appel a été lancé pour retrouver une femme médecin, connue sous le nom de Dr Hortense, portée disparue à Andranomafana. Cette nouvelle affaire démontre que le phénomène ne se limite plus à Antananarivo et semble toucher d’autres localités du pays. Depuis plusieurs jours, les publications relayant des disparitions présumées ou inquiétantes se multiplient, suscitant des milliers de partages et de réactions de citoyens inquiets.
À Antananarivo, la découverte, lundi, du corps sans vie de Ny Aina Liantsoa Andriamasinavalona a profondément marqué les esprits. Le jeune homme de 22 ans n’avait plus donné signe de vie depuis le 15 juillet. Son corps a finalement été retrouvé à Ambohimanambola, mettant un terme tragique aux recherches menées par ses proches. Quelques jours auparavant déjà, un autre corps avait été découvert aux abords du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, renforçant le sentiment d’insécurité qui s’installe dans la capitale.
Ces événements successifs alimentent une angoisse grandissante au sein de la population. De nombreux habitants disent désormais modifier leurs habitudes quotidiennes, évitant certains déplacements ou préférant accompagner leurs proches, par crainte d’une agression ou d’une disparition. Les parents figurent parmi les plus préoccupés, notamment en cette période d’examens scolaires.
Au-delà de l’émotion suscitée par chaque nouvelle affaire, c’est l’accumulation des signalements qui inquiète désormais les observateurs. Chaque publication annonçant une disparition ravive la peur d’un nouveau drame et entretient un climat de méfiance généralisée. Les réseaux sociaux sont devenus le principal relais des familles en quête d’informations, mais aussi le reflet d’une population qui réclame davantage de sécurité.
Face à cette situation, les appels se multiplient pour que les autorités renforcent encore leurs actions afin d’identifier les auteurs de ces actes, de prévenir de nouvelles disparitions et de restaurer la confiance de la population. Malgré les déclarations fortes du chef de l’État, les événements de ces derniers jours montrent que les inquiétudes demeurent entières et que la menace est loin d’avoir disparu.
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Vos commentaires
Aucun endroit n’est épargné par le problème lié à l’insécurité .Ce sont des faits qui relatent la réalité mais non pas une conte de fée .
– Le défi auquel le Colonel ne devrait se limiter à son petit personnage mais pour l’ensemble de la population qui vit en permanence dans la terreur .Beaucoup de zones restent de non droit .
– Quelles mesures devraient ils entreprendre avec les forces supposées de l’ordre dans les désordres ?
– N’est -il pas mieux de créer des polices ,gendarmes etc......de proximité pour sécuriser chaque commune (fokontany ) ,des professionnels qui patrouillent en permanence . et de créer des cellules d’élite pour traquer les v.oyous et les armes qui pullulent illicitement .La loi de la jungle ne devrait régner dans l’impunité .
Au moins des mesures à prendre que de tourner dans le vide .....Quelle nullité de la part de ceux qui sont là au pouvoir sans avoir pris de mesure drastique .On bavasse ,on bavasse dans le vide..........
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