La question des Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India retrouve une forte actualité diplomatique à New York. Le dossier demeure dans l’agenda de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies au moment où le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, participe pour la première fois à ce rendez-vous en qualité de chef de l’État malgache.
Michaël Randrianirina a quitté la capitale malgache lundi 21 septembre pour les États-Unis. Le débat général se tient du 22 au 28 septembre et réunit les dirigeants des États membres autour des principaux enjeux internationaux. Pour Madagascar, cette séquence intervient alors qu’un contentieux territorial porté devant l’ONU depuis près d’un demi-siècle reste sans règlement définitif.
La présence des quatre îles dans l’agenda de cette session prolonge une bataille diplomatique engagée bien avant l’actuel pouvoir. Dès 1979, Madagascar avait porté la question devant l’Assemblée générale. La résolution 34/91 avait constitué une étape majeure, suivie en 1980 par la résolution 35/123. Le dossier a depuis traversé les changements de régime et les différentes périodes des relations franco-malgaches sans disparaître du paysage diplomatique international.
L’ancien président Andry Rajoelina l’avait notamment replacé au premier plan au début de son précédent mandat. En décembre 2019, son pouvoir avait organisé à Ivato une concertation nationale de trois jours destinée à réfléchir à la manière dont Madagascar devait conduire sa revendication. Souveraineté, sécurité, économie bleue et avenir des territoires figuraient parmi les sujets discutés.
Andry Rajoelina avait également porté directement la question auprès d’Emmanuel Macron. Ces échanges avaient contribué à la mise en place d’une commission mixte franco-malgache consacrée aux Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India. Relancé par la suite, ce canal de discussion n’a cependant pas permis aux deux pays de dépasser leur désaccord central sur la souveraineté. Lors de la deuxième session de la commission, organisée à Paris en juin 2025, les deux parties avaient reconnu l’existence du différend tout en maintenant leurs positions respectives.
La séquence qui s’ouvre aujourd’hui présente toutefois une donnée nouvelle : le rapprochement de Madagascar avec la Russie sous la Refondation. Michaël Randrianirina s’est rendu à Moscou en février 2026 et y a rencontré Vladimir Poutine, dans un contexte d’intensification des relations politiques entre les deux pays.
Ce rapprochement pourrait donner une lecture supplémentaire au regain d’attention accordé au dossier des îles. La Russie, et avant elle l’Union soviétique, compte parmi les pays ayant soutenu la position malgache sur cette question. Le fait que cette revendication reste aujourd’hui présente dans l’agenda onusien, alors qu’Antananarivo resserre ses liens avec Moscou, pourrait ainsi conforter Madagascar dans sa volonté de remettre davantage ce contentieux au centre de son action diplomatique.
Aucun élément ne permet cependant d’établir que Moscou serait à l’origine de cette dynamique. La revendication malgache est beaucoup plus ancienne et son maintien dans le système des Nations unies répond à une continuité institutionnelle engagée depuis plusieurs décennies. Le facteur russe pourrait plutôt constituer un appui diplomatique supplémentaire dans une configuration internationale devenue différente.
C’est précisément ce contexte qui donne davantage de relief au déplacement de Michaël Randrianirina à New York. Le président malgache arrive à l’Assemblée générale alors que son pays cherche à élargir ses partenariats internationaux, tout en conservant le dialogue avec Paris.
La question des îles se retrouve ainsi au croisement de plusieurs séquences : une revendication portée à l’ONU depuis 1979, une tentative de relance sous Andry Rajoelina, un dialogue franco-malgache qui n’a pas réglé la souveraineté et, désormais, un rapprochement avec une Russie historiquement favorable à la position d’Antananarivo.
La 81e session ne marque donc pas le commencement d’une nouvelle revendication. Elle intervient plutôt à un moment où un vieux dossier pourrait retrouver une portée politique accrue. Avec Michaël Randrianirina présent à New York et un environnement diplomatique en recomposition, Madagascar dispose d’une nouvelle séquence pour maintenir les Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India parmi les questions internationales qu’il entend continuer à porter.
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Vos commentaires
Il ne faut pas se perdre de conjectures ! Rainilainga l’ancien président Français de Madagascar a bien passé un deal secret avec Emmanuel Macron pour une " cogestion " des ces îles éparses . Le reste c’était une comédie malvenue pour amuser la galerie . Une tromperie aggravée vis à vis du peuple Malgache et qui doit le conduire devant la justice de ce pays pour " haute trahison " !
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Après le saut dans le vide ( dissolution de l’AN France ) et complètement perdu dans les méandres de la politique " made in France " et ironisé par tous les grands hommes de ce monde.
JUPITER , osera t’ il encore clamer haut et fort :
" ICI C’’EST LA FRANCE " ?
avant une retraite définitive sous les bras de sa mère :)
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