Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, défend les consultations politiques engagées depuis plusieurs semaines à Madagascar. À son retour du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), organisé à Durban, en Afrique du Sud, le chef de l’État a expliqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de la gouvernance électorale et devait notamment permettre d’accompagner la CENI dans la préparation des prochaines échéances.
« C’est pour aider la CENI que j’effectue la consultation politique, voire le dialogue politique », a déclaré Michael Randrianirina à son arrivée. Selon lui, l’objectif consiste à rapprocher les positions des différents responsables politiques afin d’accélérer le processus devant conduire le pays vers les élections.
Le président de la Refondation assure ainsi que ces consultations ne visent pas à prolonger la période transitoire. Il affirme au contraire vouloir « accorder les violons » entre les acteurs politiques pour avancer rapidement dans l’organisation des scrutins et mettre un terme à la transition.
Cette déclaration constitue également une réponse indirecte aux critiques formulées contre l’initiative présidentielle. Depuis plusieurs semaines, Michaël Randrianirina reçoit et consulte différents dirigeants politiques, une démarche qui suscite des réserves, notamment au sein de certains mouvements de jeunes de la Gen Z ayant participé à la contestation ayant conduit à la chute de l’ancien régime d’Andry Rajoelina.
Les critiques se sont notamment concentrées sur Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale. Des mouvements de la Gen Z continuent de réclamer son départ et vont, pour certains, jusqu’à demander la dissolution de l’actuelle Assemblée nationale.
Concernant le calendrier électoral, Michaël Randrianirina a par ailleurs apporté une précision sur ses échanges lors du sommet de Durban. Le chef de l’État affirme ne pas avoir annoncé de date précise pour les prochaines élections devant ses homologues de la SADC.
Il a toutefois indiqué que des élections pourraient être organisées « à partir du mois de juillet 2027 ». Michaël Randrianirina n’a pas précisé, dans cette déclaration, la nature du scrutin concerné.
La question du calendrier électoral reste ainsi au cœur de la transition. Les consultations politiques engagées par la présidence sont présentées comme une étape destinée à créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections et au retour à un fonctionnement institutionnel issu des urnes.
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