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lundi 17 août 2026
Antananarivo | 10h51
 

Politique

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Sommet de la SADC : les autorités malgaches jouent leur crédibilité à Durban

lundi 17 août | Mandimbisoa R.

À Durban, les autorités malgaches ne viennent pas seulement chercher des soutiens diplomatiques. Le 46e Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) constitue surtout un test pour la crédibilité de la transition engagée depuis le changement de pouvoir de 2025.

La présence de Michaël Randrianirina parmi les dirigeants réunis en Afrique du Sud représente déjà un signal politique favorable pour Antananarivo. Lors de leur entretien, Cyril Ramaphosa a affiché son soutien à Madagascar et aux efforts engagés dans le cadre de la Refondation. Le président sud-africain a également indiqué que les dirigeants conviés au sommet étaient reconnus par l’organisation régionale.

Mais cette séquence diplomatique ne fait pas disparaître les attentes qui entourent la transition. Depuis 2025, la SADC suit de près l’évolution de la situation malgache. Dialogue inclusif, réformes institutionnelles, réconciliation politique et retour à l’ordre constitutionnel figurent parmi les sujets sur lesquels les autorités sont attendues.

Passer des engagements aux résultats

Le principal enjeu pour Antananarivo est désormais de démontrer que la Refondation peut produire des avancées concrètes. La SADC a multiplié les consultations et les évaluations concernant Madagascar, tandis que le suivi des décisions adoptées lors des précédents sommets figure à l’ordre du jour de Durban.

Les autorités malgaches doivent donc convaincre leurs partenaires que le processus politique dispose d’une trajectoire suffisamment solide. La question dépasse la reconnaissance du pouvoir actuel : elle porte sur sa capacité à conduire une transition dont l’issue soit politiquement acceptable et institutionnellement crédible.

Le soutien exprimé par Pretoria constitue dans ce contexte un avantage diplomatique. Il peut renforcer la position d’Antananarivo dans ses relations avec les États de la région et faciliter le développement de nouvelles coopérations. Mais il ne constitue pas, à lui seul, un blanc-seing sur la conduite de la transition.

Durban place ainsi les autorités malgaches face à une double exigence : préserver la confiance de leurs partenaires régionaux tout en démontrant, à Madagascar, que les engagements annoncés peuvent être traduits en actes.

Pour le pouvoir de la Refondation, la véritable épreuve commencera donc après le sommet. Sa crédibilité se mesurera moins aux déclarations obtenues à Durban qu’à sa capacité à concrétiser les engagements présentés à ses partenaires de la SADC.

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