La population malgache est appelée à prendre une place centrale dans la Concertation nationale. Alors que les premières consultations ont débuté lundi 14 septembre dans les fokontany, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) encourage les citoyens à profiter de cette étape pour exprimer leurs préoccupations et participer à la définition des changements attendus dans le pays.
L’enjeu, pour le FFKM, dépasse la simple participation à des réunions locales. L’institution religieuse considère que la transformation de Madagascar doit également venir de la société elle-même. Elle invite ainsi chacun à apporter sa contribution, à présenter ses attentes et à proposer des pistes de réforme. Une manière de rappeler que la recherche de solutions aux difficultés nationales ne relève pas exclusivement des responsables politiques et des institutions.
Le FFKM insiste parallèlement sur la nécessité de privilégier les échanges entre les différentes composantes de la société. Les divergences ne doivent pas empêcher la recherche de points de convergence susceptibles de faire émerger des réponses communes. La démarche entend ainsi donner davantage de poids à la parole citoyenne avant les étapes supérieures de la Concertation nationale.
Le contenu des discussions s’annonce particulièrement large. Douze thématiques doivent être examinées au cours du processus. La gouvernance et les fondements de la Refondation occupent une place importante, aux côtés des droits fondamentaux, de l’économie et du développement durable. La justice, la sécurité et l’État de droit seront également soumis aux discussions.
D’autres sujets touchant directement à l’organisation et à l’avenir de la société malgache sont prévus. Cohésion sociale, solidarité, culture, valeurs nationales, environnement et aménagement du territoire figurent notamment au programme. Les relations internationales et la souveraineté nationale seront aussi abordées, tout comme la décentralisation, la réforme administrative et la gestion des finances publiques. La situation des enfants, des jeunes et des personnes vulnérables fait également partie des préoccupations retenues.
Le processus doit maintenant progresser par étapes. Après les fokontany, les consultations sont programmées dans les communes à partir du 5 octobre, puis dans les districts le 26 octobre. Les régions prendront le relais le 16 novembre. L’ensemble de ces contributions doit préparer la Concertation nationale attendue en 2027.
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