Le colonel Michaël Randrianirina a inauguré hier une nouvelle usine de production d’engrais organiques dans la commune de Belalanda, district de Toliara II. Cette infrastructure est issue des accords de coopération conclus avec les Émirats arabes unis.
La nouvelle usine produira 40 tonnes d’engrais de guano organique. Les matières premières seront fournies par des organisations paysannes des districts de Beroroha, Ankazoabo, Morombe. Les fertilisants seront commercialisés à des prix dits sociaux, avec l’ambition d’alléger les charges des petits producteurs et d’améliorer les rendements agricoles.
D’autres unités de production d’engrais biologique seront installées à Toamasina, dans la région Atsinanana, et la redynamisation de celle d’Amboasary Sud est envisagée, annonce le Colonel Randrianirina.
Si on en croit les dires du Colonel Randrianirina, l’initiative d’installer cette usine à Toliara remonte à peine à deux mois, lors de son déplacement à Abu Dhabi.
Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier économique et social, la disponibilité d’engrais abordables représente un levier crucial. Tout comme le précédent régime, le gouvernement entend stimuler la productivité nationale et renforcer la souveraineté alimentaire.
La réhabilitation d’infrastructures hydrauliques et un appui renforcé aux exploitants pour sécuriser leurs cultures a été également évoqué par le président de la Refondation dans son discours d’inauguration. Sans accès fiable à l’irrigation, les gains liés aux intrants risquent en effet de demeurer partiels.
Les criquets, qui menacent régulièrement les récoltes dans le Sud, feront l’objet d’un dispositif de surveillance et d’intervention renforcé. La campagne agricole 2025-2026 sera marquée par un effort accru dans la lutte contre les invasions acridiennes, annonce le colonel Randrianirina.
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Vos commentaires
L’initiative est bonne si la visée argumentative a pour but d’améliorer les productivités agricoles locales afin de combattre l’insécurité alimentaire .Le surplus destiné à l’exportation vers les Emirats arabes Unis ? et le reste du monde des produits endémiques ?
– La politique du ventre et les malnutritions sont avant tout une prérogative à entreprendre avec les deals du win-win .Le Colonel a marqué un point (+1) sans lui jeter toutes les pierres de l’achoppement à condition qu’il y ait de transparence et que derrière cette acte il n’y a pas d’acte de malveillance de bail emphytéotique d’expropriation terrestre ni vendre le pays en contrepartie .
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Pierre d’achoppement..
L’état délabré et sinistré de Madagascar, dans le domaine industriel comme dans d’autres...
La moindre entreprise de substance de fertilisation devient un évènement majeur ...
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C’est heureux de prendre une initiative de taille pour l’agriculture.
Toutefois reste le problème crucial de DEFICIT CHRONIQUE EN EAU
Dans cette région, comme à Diego et vers les hauts plateaux de pire en pire avec le réchauffement climatique...
Quel est le coût de cette USINE D’ARMEMENT et surtout QUELLE EST SON UTILITE ?
Sachant que le COUT..
* du téléphérique était de 154 millions de $
* du stade Barea de.94 millions de $
* de L’USINE DE DESSALEMENT D’EAU DE MER
( par OSMOSE et ÉNERGIE SOLAIRE)
pour toute Mayotte en 2024 était de 98 millions de dollars. (INVESTISSEMENT PRODUCTIF)
Il est clair que Rajoelina ne faisait que prioriser les affaires bling bling de la mafia francafricaine juste pour percevoir ses commissions de COLAS.
Il est clair que la francaftique N’A AUCUN INTERET à laisser développer l’agro-alimentaire malgache....
ce qui pénaliserait ses propres exportations à travers la cie marseillaise avant, à travers les grandes surfaces+++ maintenant.
Rappelant que l’agro-alimentaire est un des fers de lance du commerce extérieur francais (d’où l’élimination logique de Ravalomanana en 2009)
Par ailleurs..
Rajoelina nous a endettés de ses réalisations farfelues IMPRODUCTIVES.
POUR FINANCER des équipements de production d’eau ( usine de dessalement ou bassins de rétention d’eau de pluie ou aqueduc ou pipeline ou barrage)
NOTRE RESSOURCE PRINCIPALE EST NOS MINERAIS !
N’est il vraiment pas temps de
DENONCER LES CONTRATS INÉGALITAIRES, LES REVISER ET RENEGOCIER EN VUE DE PLUS VALUES EN INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS ?
( comme en Indonésie ou au Zimbawe)
Sans nationaliser brutalement et se faire assigner devant les tribunaux internationaux comme au Niger.
Le SÉNÉGAL DENONCE ET RENEGOCIE.
Ces contrats sont tous inegalitairew en leur portée économique...
Nous vendons nis minerais rares au prix du caillou, alors qu"ils servent des industries de pointe extrêmement riches.
La CORRUPTION dans l’industrie extractive
est MONDIALEMENT PRATIQUEE...
Il faudra faire la part des choses entre :
* Engrais
* Fumure
* Amendement
* Compost
Retenons et rappelons-nous des écueils dans le passé...
Pourquoi l’usine de fabrication d’engrais ZEREN construit dans le Sud n’avait pas fonctionné lors de la deuxième République ?
Et tout récemment, le Calife avait fait la promotion de variété de riz hybride accompagnée d’engrais organique de fabrication chinoise... échec total au bout...oui, l’année dernière à la même époque, il en avait fait son cheval de bataille pour assurer une prétendue souveraineté alimentaire au pays...on en a beaucoup parlé de l’échec prévisible dans les colonnes de MT à l’époque...
Mais au fond, pourquoi on veut construire une unité de fabrication de "compost amélioré" dans une zone où l’élevage extensif de zébus est une pratique courante ?
Compte tenu du système agraire et de l’histoire edaphique de la Région concernée, une amélioration du système d’élevage pour mieux profiter de l’usage de la fumure organique de zébus est la pratique idoine.
Techniquement, dans une zone où la caractéristique structurale est la dominance de sols sablonneux, et sablo-limoneux, l’amélioration par la regeneration progressive de la structure et la protection de surface restent une priorité...
Et surtout, limiter au maximum possible la culture arachidières tant que le sol est structurellement déficient...
Bref, le kalachnikov ne fait pas le plat de riz ou de maïs...le werawera n’est pas encore sur le point de prendre fin...
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L’implantation n’exclut pas l’utilisation du produit dans les autres régions...
Répétant que LE DEFICIT EN EAU est un problème crucial. pour l’agriculture...
(Sud...Nord...hauts plateaux).
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