L’affaire des onze ressortissants chinois sortis irrégulièrement de prison à Madagascar continue de soulever de nombreuses interrogations. Après les premières sanctions administratives, de nouvelles informations, qui restent à vérifier, évoquent désormais l’intervention présumée d’un responsable syndical de l’administration pénitentiaire dans les procédures ayant permis leur libération.
Le secrétaire général du Syndicat du personnel pénitentiaire (SPAPM) aurait signé les documents autorisant la sortie des onze détenus chinois de la prison d’Antanimora, après leur transfert depuis l’établissement pénitentiaire d’Avaradrano. Il serait recherché actuellement.
L’administration pénitentiaire a confirmé, lors d’une conférence de presse organisée le 9 octobre à Faravohitra, que les onze ressortissants chinois avaient été condamnés par la justice malgache et qu’aucune décision régulière ne justifiait leur libération. Le directeur de la prison d’Avaradrano a été suspendu et une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les responsabilités.
Mais au-delà des sanctions annoncées, la polémique prend également une tournure politique. Sur les réseaux sociaux, des communications présentées comme visant à défendre le ministère de la Justice cherchent à écarter toute implication de la ministre dans les décisions qui auraient permis la sortie des onze ressortissants chinois. Ces interventions, que certains pourraient qualifier de travail des « pompiers » du ministère, visent à contenir la controverse et à dissocier la responsabilité de la ministre de celle des responsables pénitentiaires.
Cette communication soulève toutefois une question centrale : à quel niveau les décisions ont-elles réellement été prises ? Si les premières mesures administratives visent la direction de la prison, elles ne permettent pas, à elles seules, de déterminer l’ensemble des responsabilités dans cette affaire.
Les autorités pénitentiaires ont rappelé qu’aucune personne condamnée ne peut être remise en liberté sans une décision conforme aux dispositions légales. Les enquêteurs devront donc établir si des documents ont été établis irrégulièrement, si des instructions ont été données et, surtout, identifier leurs éventuels auteurs.
La question dépasse désormais le seul fonctionnement de la prison d’Avaradrano. Elle concerne la transparence des décisions administratives, les mécanismes de contrôle et la capacité des autorités judiciaires à faire toute la lumière sur cette affaire. Reste à savoir si les investigations permettront de remonter l’ensemble de la chaîne décisionnelle, au-delà des seuls responsables pénitentiaires déjà sanctionnés.
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Vos commentaires
Ils sont quand même forts ces chinois !!!!!!!!!!!!
Je pense que la "blanche colombe" aurait subi le même sort s’il avait été arrêté. Son exfiltration évite une nouvelle humiliation pour ce pays.
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Et pourtant on avait parlé de la lutte contre la corruption vendredi dernier. Il va faire quoi le colonel maintenant ? Et sa ministre de la justice ?
Ils veulent extrader Pablo à Madagasikara et le mettre dans une prison passoire. Pffff
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Feo miely eto amin’ny tanana anio..
Mandeha ny resabe etsy sy eroa anio maraina fa hoe toa "roa miliara tsirairay no naloa mba hivoahan’ireto olona 11 ireto..." !
Voalohany : iza no nanoratra ny baiko ho famoahana ny fonja ?
Faharoa : mifanaraka amin’ny lalana manankery ve ny taratasy sy baiko ho famoahana ny fonja ?
Fahatelo : olona efa voaheloka no navoaka antsokosoko nampandosirina ! Voahosy tanteraka ankehitriny ny hasimpanjakana sy ny lalana velona. Mangataka ny fandraisana andraikitra feno sy haingana avy hatrany avy amin’ny PRRM sy ny PM amin’izao tranga izao.
Fahefatra : ireo rehetra izay ahiana ho nandray anjara tamin’izao tranga izao dia tokony avy hatrany dia hatrahatra avy hatrany amin’ny andraikitra sahaniny.
Fahadimy : aoka mba tsy hosalovanina amin’ny resaka politika na resaka ara-poko izao resaka izao.
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