Madagascar et les États-Unis veulent donner une nouvelle dimension à leurs relations économiques. Les deux pays entendent notamment favoriser les investissements privés et développer des partenariats dans plusieurs secteurs stratégiques. Cette ambition a été au centre d’une rencontre entre le ministre de l’Économie et des Finances, Ramiarison Herinjatovo Aimé, et Tom Bevan, chargé d’affaires a.i. de l’Ambassade des États-Unis, le 1er septembre à Antaninarenina.
Les infrastructures, l’énergie, l’accès à l’eau, la santé et les ressources naturelles stratégiques figurent parmi les domaines identifiés pour approfondir cette coopération. Washington souhaite notamment faciliter l’implication des entreprises américaines dans des projets susceptibles de soutenir le développement économique et la création d’emplois durables à Madagascar.
Tom Bevan a présenté à cette occasion l’approche américaine dite « whole of government ». Celle-ci repose sur la mobilisation coordonnée de plusieurs institutions publiques afin d’accompagner les entreprises et les investissements. La U.S. International Development Finance Corporation, l’Export-Import Bank of the United States, le Department of Commerce et le Department of the Treasury figurent parmi les organismes susceptibles d’intervenir.
Du côté malgache, le recours aux capitaux privés apparaît d’autant plus important que les besoins en infrastructures restent considérables alors que les ressources publiques sont limitées. Le ministre de l’Économie et des Finances a ainsi mis en avant les partenariats public-privé comme l’un des mécanismes permettant de financer des projets dans les routes, l’électricité, les réseaux énergétiques ou encore le numérique. Une structure consacrée aux PPP existe déjà au sein du ministère.
L’amélioration de l’accès des entreprises américaines aux informations sur les projets disponibles à Madagascar a également été évoquée. L’objectif est de mieux faire connaître les possibilités d’investissement et de faciliter la concrétisation des initiatives présentant un intérêt pour les deux pays.
L’énergie constitue un autre axe important. Madagascar souhaite accroître la part des sources renouvelables afin de réduire sa dépendance aux combustibles importés. Dans le domaine de l’eau, la délégation américaine a évoqué un protocole d’accord impliquant une entreprise des États-Unis dans des études de prospection des ressources disponibles.
Les deux parties entendent parallèlement poursuivre leur coopération sanitaire. Les programmes existants concernent notamment les laboratoires, les chaînes d’approvisionnement, les personnels de première ligne, la surveillance des maladies et la collecte de données. La lutte contre le paludisme, avec notamment la distribution de moustiquaires imprégnées et l’appui aux structures sanitaires, fait partie des actions mises en avant.
Cette rencontre marque ainsi la volonté d’orienter davantage la relation entre Antananarivo et Washington vers des projets économiques concrets, avec le secteur privé comme l’un des principaux leviers recherchés.
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Vos commentaires
Bonne démarche que cette rencontre avec les states et puis si cela n’aboutit pas les "ricains" savent faire. On l’a bien vu avec le Venezuela.
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