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Société

Emploi au Liban

Un salaire de 150 à 200 Usd par mois

mercredi 10 septembre 2008 | Herimanda R.

« 150 dollars américains à 200 dollars américains, soit Ar 240 000 à Ar 320 000, tel a été mon salaire que j’ai perçu mensuellement ». Voahirana, une femme malagasy, a travaillé à Beyrouth, capitale du Liban (Moyen Orient) en tant que femme de ménage. Elle y est restée pendant 3 ans. Cette mère de famille a quitté le pays au mois d’août 2003 et n’est revenue qu’en 2006.
« Pendant ces trois années de travail, j’ai pu faire des économies. Je vous dirai qu’en rentrant à Madagascar, j’ai eu 3 000 dollars américains, soit Ar 4,800 millions dans ma poche. Pendant mon séjour au Liban, j’ai envoyé de l’argent à ma famille », a raconté la dame.

Au Liban, on peut faire une économie avec le salaire tout entier. Les dépenses, s’il y en a, sont des dépenses personnelles. Voahirana s’explique : « je ne parle pas du cas des autres Malagasy qui travaillent dans d’autres familles libanaises. Je relaterai ce que j’ai vécu. Je n’ai pas besoin d’acheter des habits, des chaussures, des effets vestimentaires, des nourritures. Même en cas de maladie, je ne débourse pas. C’est mon patron qui prend en charge toutes ces dépenses. Mais s’il s’agit d’une dépense personnelle, comme les achats des appareils photos numériques, des caméras, ou des objets de souvenirs, pour ne citer que ces exemples, il ne paie rien et c’est tout à fait logique ».

Voahirana a trouvé cet emploi à travers d’une agence d’emplois basée à Analamahitsy. Celle-ci cherche des travailleurs malagasy qui sont prêts à travailler au Liban. La durée de travail est 3 ans, renouvelable autant de fois que l’on veut.

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- Voahirana : « J’ai travaillé dans de bonnes conditions »

« Mes conditions de travails sont très bonnes. Les tâches ne sont pas dures. Le couple a deux enfants. Ils sont déjà grands. L’un est âgé de 13 ans, l’autre 17 ans. Mon patron me traite comme un être humain ». Tels sont les premiers mots de Voahirana dans une interview.

Cette jeune femme malagasy a travaillé chez un couple libanais. Son travail lui a beaucoup plu. Elle s’est occupée surtout de la lessive, du repassage des linges et du nettoyage de la maison. Elle ne cuisine pas. « J’ai droit à une chambre et à une salle de toilette. Je mange correctement comme si j’étais dans ma famille à Madagascar. Seulement, il n’y a pas de riz. Les Libanais ont leurs propres menus. Mon patron ne me laisse pas d’aller toute seule en ville. Je suis toujours accompagnée de son chauffeur même si je rends visite à ma cousine. Celle-ci travaille aussi à Beyrouth au Liban », a-t-elle raconté.

Arrivée à l’aéroport de Beyrouth, elle a été accueillie par le représentant de l’agence d’emploi. Celle-ci l’a remis immédiatement à son futur patron qui lui aussi était venu à l’aéroport. Pendant son séjour au Liban, elle a gardé en sa possession son passeport et tous ses documents de voyage.

Au bout de 3 ans, son contrat est arrivé à terme. La dame ne l’a plus renouvelé bien que son patron veule la retenir. Elle a décidé de rentrer au pays. « Je suis mariée. Nous avons un petit gosse. Je n’ai pas pu vivre loin d’eux », a-t-elle affirmé.

Auparavant, travailler au Liban était un cauchemar pour les jeunes malagasy. Beaucoup se souviennent encore le cas des nombreux Malagasy qui ont subi des traitements inhumains. C’était vers la fin des année 90. Selon Voahirana, ce n’est plus cette image. « Sans faire de publicité, l’histoire que j’ai vécu à Beyrouth était merveilleuse ».

A tout un chacun d’y réfléchir.

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