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Bonjour à tous,
il y a des dates qui ne font pas de bruit, mais qui changent la trajectoire d’un pays. 1987 fut l’une d’elles pour Madagascar. Ce ne fut pas un coup d’État, ce ne fut pas une guerre. Ce fut une signature. Une signature au bas d’un programme dicté par le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale, un programme appelé « Programme d’Ajustement Structurel ». Un mot propre, technique, presque rassurant. Mais derrière la propreté du vocabulaire, il y avait un basculement, la SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE devenait CONDITIONNELLE.On a ouvert, béantes, nos frontières souveraines pour privatiser et libéraliser. Mais on a oublié une chose fondamentale : on ne démantèle pas un État fragile sans reconstruire des institutions solides. On a amputé et réduit l’État producteur. On n’a jamais construit l’État stratège.Résultat : un vide. Et le vide, en politique comme en économie, ne reste jamais vide. Dans cet espace laissé par le retrait public, deux forces ont prospéré : les réseaux d’influence et la captation privée des rentes.Depuis quatre décennies, Madagascar accuse une croissance insuffisante pour absorber sa démographie, l’informel de plus en plus massif, son industrialisation quasi inexistante et sa dépendance accrue aux financements extérieurs. Chaque Loi de Finances ressemble à un exercice d’équilibriste : on ajuste, on colmate, on reporte et on ne transforme pas. La stabilité se miroite sans développement.Pendant ce temps, des pays africains ont su sortir leurs épingles du jeu.Tous ont connu les prescriptions libérales, tous ont subi les contraintes internationales.Mais ils ont gardé une chose : une VOLONTÉ POLITIQUE DE STRUCTURER LEURS ÉTATS. Madagascar, lui, a appliqué les règles, sans imposer sa stratégie. Le véritable échec n’était pas l’ajustement. Le VÉRITABLE ÉCHEC est l’ABSCENCE DE REFONDATION.CE QUI NOUS TUE, ce n’est pas la mondialisation, c’est l’ACCEPTATION CONFORTABLE de la DÉPENDANCE. Dire que l’ajustement « autorise la corruption » est juridiquement faux. Mais politiquement ? Un système qui réduit les capacités de contrôle interne, tout en favorisant et multipliant les espaces discrétionnaires, fragilisant de plus en plus nos institutions et maintient une économie à faible valeur ajoutée. Tout cela cultive notre environnement où la corruption devient rationnelle. Quand la production ne paie pas, la proximité au pouvoir paie.Notre CHOIX est HISTORIQUE, inscrit dans les annales de la République, s’inscrivant dans une réelle volonté politique de rupture. La QUESTION N’ EST PLUS ÉCONOMIQUE, ELLE EST EXISTENTIELLE. Voulons-nous rester un pays ajusté ou devenir un pays stratège ?Le danger n’est pas la crise. Le danger, c’est l’habitude. Et l’HABITUDE, EN POLITIQUE, EST PLUS DESTRUCTRICE QU’UN EFFONDREMENT. Car un pays qui s’effondre peut se relever. Un pays qui s’habitue à la faiblesse s’y installe. La VRAIE BOMBE N’EST PAS BUDGÉTAIRE, ELLE EST MORALE.Des extraits de https://lgdi-madagascar.com/2026/03/05/politique/pas-sans-toimadagascar-lajustement-permanent-ou-la-souverainete-sous-perfusion/
Mon seul commentaire est que j’ agrée avec le contenu de cet article de LGDI.
Cordialement