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lundi 28 septembre 2026
Antananarivo | 12h26
 

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28 septembre à 10:42 | vazaha (#9399)

Bonjour a tous.
A mon humble avis. il faut distinguer les faits de l’interprétation.
Nous savons que :
le dossier était à l’ordre du jour ;
le dossier franco-malgache fait toujours l’objet d’une commission mixte ;
le discours a surtout porté sur la refondation, le multilatéralisme et les grands enjeux internationaux ;

Il serait cependant imprudent de conclure : « il a cédé à la pression française », par exemple.
Il existe une donnée diplomatique intéressante : la France et Madagascar avaient convenu que le différend continuerait à être traité dans le cadre de la commission mixte bilatérale.
On peut donc raisonnablement identifier deux lectures possibles, sans choisir entre elles :
lecture diplomatique prudente : le gouvernement a voulu préserver le cadre bilatéral avec Paris et ne pas transformer le débat général en confrontation publique ;
lecture plus critique : le gouvernement a manqué l’occasion de rappeler solennellement, devant toute la communauté internationale, une revendication historique de Madagascar alors même que le dossier était officiellement inscrit à l’ordre du jour.
La seconde lecture est une appréciation politique, pas un fait établi.
Et il y a un point encore plus important
La résolution de 1980 ne disait pas simplement : « Madagascar et la France doivent discuter ».
Elle demandait à la France d’engager les négociations prévues par la résolution de 1979 et chargeait le Secrétaire général d’en suivre l’application.
Cela donne à Madagascar une base historique et diplomatique substantielle pour rappeler le dossier à l’ONU.
Mais il faut également être précis : une résolution de l’Assemblée générale n’est pas, en elle-même, un jugement de la Cour internationale de Justice attribuant la souveraineté à Madagascar. Elle constitue un acte politique et institutionnel important de l’Assemblée générale, dont la portée juridique n’est pas celle d’un arrêt de la CIJ.
Mon analyse de la situation de 2026
Si l’objectif de Madagascar était de défendre ses intérêts sans détériorer ses relations avec la France, le meilleur équilibre aurait probablement été de ne pas transformer le discours en attaque contre Paris, mais de prononcer une ou deux phrases très précises sur les Îles Éparses.
L’omission totale est donc un choix diplomatique identifiable, mais nous ne pouvons pas établir à partir des sources disponibles qu’il s’agissait d’une concession faite à la France.
Et il reste une question particulièrement intéressante : que peut maintenant faire Madagascar au titre du point 57 de la 81e session ? Là, la marge de manœuvre est différente : intervention officielle, projet de résolution, demande de rapport du Secrétaire général, rappel des résolutions de 1979-1980, voire initiative avec l’Union africaine.

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