La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a confirmé le dépôt auprès de l’Assemblée nationale d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député élu d’Arivonimamo et leader du parti Fivoy, Antoine Rajerison, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles investigations judiciaires à son encontre. Une procédure qui intervient dans un contexte politique particulièrement tendu et qui place une nouvelle fois l’élu au centre de l’actualité nationale.
Selon les propos de la ministre de la justice, Antoine Rajerison n’est pas visé pour ses opinions politiques, ses déclarations publiques ou ses activités parlementaires. Les soupçons contre lui reposent plutôt sur une affaire de financement liée à des tentatives présumées de déstabilisation de l’État, affirme Fanirisoa Ernaivo. La demande de levée d’immunité parlementaire ne constitue ni une condamnation ni une reconnaissance de culpabilité, a déclaré la garde des sceaux. Il s’agit d’une étape procédurale nécessaire lorsque les personnes concernées bénéficient d’un statut particulier qui limite l’action de la justice, soutient-t-elle.
De son côté, Antoine Rajerison rejette catégoriquement les allégations contre lui. Dans une déclaration publique publiée sur les réseaux sociaux, le député d’Arivonimamo affirme avoir toujours agi dans le respect des lois de la République. Il défend notamment la légalité de sa démarche où il a demandé à la Haute Cour constitutionnelle la destitution du président de la Refondation.
L’élu d’Arivonimamo dément également toute implication dans l’affaire impliquant un dénommé Yves Rajoelina, actuellement détenu dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée tentative de déstabilisation de l’État. Répondant aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, Antoine Rajerison affirme n’avoir jamais rencontré ni même connu personnellement l’intéressé. Il nie avoir reçu des fonds destinés à favoriser le retour à Madagascar de l’ancien président Andry Rajoelina et de l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga.
Au-delà de la procédure judiciaire, la situation du député s’inscrit dans un contexte institutionnel déjà marqué par une vive polémique. En effet, la requête qu’il a déposée pour demander la destitution du président de la Refondation est aujourd’hui au cœur du bras de fer opposant la HCC à la ministre de la Justice. La décision des quatre juges de soutenir l’examen de la requête d’Antoine Rajerison a conduit Fanirisoa Ernaivo à engager une procédure contre eux, estimant que cette initiative pourrait constituer une violation des dispositions en vigueur et s’inscrire dans une entreprise plus large de déstabilisation des institutions.
Cette affaire confère à Antoine Rajerison une place centrale dans une crise qui dépasse désormais largement le cadre parlementaire. Ironie de l’histoire, celui qui est aujourd’hui soupçonné par les autorités figurait parmi les premiers élus à afficher publiquement son soutien au mouvement du 25 septembre, lequel avait conduit à la chute du régime d’Andry Rajoelina et ouvert la voie à l’accession au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina et de ses proches. Très actif dès le début des manifestations en septembre, Antoine Rajerison avait même été brièvement arrêté bien avant que les militaires ne se joignent au mouvement secouant le pays.
Les relations entre le député d’Arivonimamo et les principaux acteurs du pouvoir de transition ne sont pas exemptes de tensions. Antoine Rajerison s’est notamment illustré ces derniers mois par ses critiques à l’encontre du président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko. L’élu lui reproche d’avoir joué un rôle déterminant dans la nomination de l’ancien Premier ministre Rajaonarivelo à la tête du premier gouvernement de la transition sans avoir préalablement consulté les députés, une démarche qu’il considère contraire à l’esprit de concertation qui devait prévaloir après les événements du 25 septembre.
Malgré les incertitudes entourant son avenir judiciaire, Antoine Rajerison continue pour l’heure d’exercer pleinement son mandat parlementaire. Jeudi encore, il a participé aux travaux de la Chambre basse lors de la séance plénière consacrée à l’examen et à l’adoption de plusieurs textes de loi. Reste désormais à savoir quelle suite l’Assemblée nationale donnera à la demande de levée de son immunité et si cette procédure ouvrira effectivement la voie à une enquête approfondie sur les faits qui lui sont reprochés.
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Vos commentaires
Parlons de l’homme d’abord...
Rajerison Antoine est un Ingénieur Agronome ayant toujours œuvré dans le domaine du développement rural, et avant son élection à la chambre basse, il a collaboré avec des organisations internationales dans la promotion des organisations paysannes.
Il est élu avec plus de 77 % de voix dans sa deuxième tentative pour siéger au sein de l’Assemblee Nationale , et l’organisation qu’il préside avait pu obtenir les deux sièges dans sa circonscription lors de la dernière législative.
L’organisation Fivoy dispose de quatre députés au sein de la legislature actuelle, et fait partie du groupe des indépendants...
C’était le député Rajerison qui avait animé et organisé le mouvement des chemises blanches de 2023 dans sa circonscription et qui avait amené les leaders politiques candidats de l’époque à venir s’y associer eu égard à l’affluence populaire réelle...
Et lors de la révolte populaire de 2025, il était parmi les rares personnalités politiques, et élus de surcroît, ayant osé venir descendre dans l’arène pour soutenir frontalement la contestation du régime dictatorial du Calife...
Quelques jours seulement après, il a été arrêté arbitrairement par la force de répression de Rajoelina, il a été victime de torture dans les geôles des tontons macoutes, les doigts brisés et la main presque paralysée...
Et le député Rajerison avait dénoncé les actions dans les coulisses de l’Assemblée pour ramener la situation dans le respect de l’ordre constitutionnel manipulé par le régime déchu...
Et le député Rajerison avait attiré la foudre et la colère des autres parlementaires voulant reconstituer une majorité de factice et truquée en son sein à coup de débauchage et retournement de veste... Et animé par sa conviction, Rajerison avait annoncé qu’il ne s’opposera à une initiative de dissolution de l’actuelle Assemblée Nationale...
Juste après le communiqué de la part des évêques catholiques dénonçant la crise de gouvernance dans le pays, le député Rajerison avait déposé la requête auprès de la HCC...
Et depuis, la répression de la junte militaire à son encontre s’est enchaîné sans relâche depuis...contrôle fiscal...
Et là maintenant, une initiative visant à une arrestation pour cause de motif de "déstabilisation et atteinte à la sûreté de l’Etat"...
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Il suffirait à la HCC de déclarer la demande irrecevable...sans dramatiser.
OU EST L’ATTEINTE A LA SÛRETÉ DE L’ÉTAT ?
En vertu de quoi des " présomptions" justifient elles une arrestation provisoire ?
L’opposition , les dénonciations prononcées à l’égard du chef d’Etat .
surtout émanant d’un député,
ne constituent que des actes d’expression de
– LIBERTES PUBLIQUES
– LIBERTE D"OPINION
Libertés qui ne disparaissent que dans les ETATS AUTORITAIRES OU DICTATORIAUX !
FANIRISOA
à peut être obtenu diplôme et grade dans une enveloppe surprise.
Ou bien
Elle ne raisone plus dans la logique juridique normale
Mais
DANS UNE LOGIQUE DE SEZA
UNE LOGIQUE CONFORME
AU DROIT ANTANDROY DE SITENY !
CONSÉCRATION DE RÉPUBLIQUE MADAGOUGOUESQUE....
" Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage " . Cette accusation tirée avec des pincettes pourra " tirer au vinaigre " à cette ministre de la justice !
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