L’avenir du partenariat commercial entre l’Afrique et les États-Unis reste en suspens à l’approche de l’expiration de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), prévue pour le 30 septembre 2025. Ce programme, qui facilite l’accès des produits africains au marché américain, est important pour Madagascar, l’un des principaux bénéficiaires, notamment dans le secteur textile.
À l’occasion d’un atelier stratégique à Washington, Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux États-Unis et coprésidente du sous-comité AGOA du Corps diplomatique africain, a rappelé l’urgence de la situation. Elle a averti que « la disparition de l’AGOA représenterait une menace immédiate pour des millions de dollars d’investissements et des centaines de milliers d’emplois, en Afrique comme aux États-Unis. »
Madagascar figure parmi les cinq premiers exportateurs africains sous AGOA, avec une spécialisation dans les textiles et l’habillement. Cette filière représente environ 180 000 emplois directs, auxquels s’ajoutent plusieurs centaines de milliers d’emplois indirects, soit près de 20 % du PIB national. En 2024, les exportations malgaches vers les États-Unis ont atteint 733 millions de dollars, principalement grâce aux avantages tarifaires de l’AGOA.
Au mois d’avril 2025, l’administration américaine avait annoncé des droits de douane « réciproques » à hauteur de 47 % sur les produits textiles malgaches, suscitant l’inquiétude d’une perte estimée à 60 000 emplois.
Cependant, depuis le 1er août 2025, une révision a ramené ce taux à 15 %, un ajustement confirmé par une ordonnance présidentielle. Si cette baisse constitue un soulagement relatif pour les entreprises malgaches, elle reste bien moins avantageuse que l’exonération totale permise par l’AGOA.
À un mois de la fin programmée de l’AGOA, aucune certitude n’existe quant à son renouvellement. Le précédent de 2010 à 2014, période durant laquelle Madagascar avait été suspendue du programme, reste dans les mémoires : 30 000 emplois avaient alors disparu.
Aujourd’hui, le gouvernement malgache et ses partenaires économiques redoutent un scénario similaire, malgré l’assouplissement tarifaire américain. La continuité ou non de l’AGOA déterminera l’avenir de milliers de travailleurs et la stabilité d’un secteur clé pour l’économie nationale.
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Vos commentaires
On implore la charité et la compassion des Etats Unis d’Amérique afin de permettre la survie de milliers de travailleurs dans les zones franches textiles...
Tout en feignant d’ignorer les exonérations fiscales exorbitantes accordées aux entreprises franches au détriment des finances publiques...
Ainsi que l’insulte lancé à la face de la gouvernance de sanction américaine vis à vis de l’Iran à travers les scandales mêlés de corruption et cupidité dans les affaires des cinq Boeing 777 livrés avec la contribution d’une structure officielle dans le pays et la complicité évidente de quelques autorités publiques...
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La visite de la Vice Présidente de La COLOMBIE , un Pays Narco Trafiquant , risque de peser lourd sur la balance sur la suppression de l’AGOA , à Madagascar .
Sans parler de la « livraison » , volontaire ou pas de 5 Boeing 777 , à l’Iran , un Pays sous embargo Américain ...
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Bjr l’ ACM va tuer l’ AGOA et le gouvernement va tuer la vanille, en effet en ce moment la verte se vend à 2500 Ar le kilo en zone SAVA, à cause d’un manque de décision dont tout le monde connait la raison et le pourquoi ? Vola vola vola toujours vola !
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