Le ministère de la Justice annonce un durcissement dans l’application des règles déontologiques au sein de ses services. Dans une communication officielle, le département affirme que la loi, les textes réglementaires et le code de déontologie applicables aux agents de la Justice et de l’Administration pénitentiaire seront désormais appliqués « avec rigueur et sans distinction ». Cette prise de position s’accompagne de mesures concrètes concernant le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo et la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika.
Au PAC d’Antananarivo, trois magistrats du parquet ont été suspendus de leurs fonctions. Selon le ministère, cette décision a été prise au sein du Comité de suivi et d’évaluation des pôles anti-corruption (CSE). Elle intervient après un contrôle et une enquête réalisés par le Bureau central de contrôle de la Justice (BCCJ), ainsi que des avis formulés par de hauts responsables de la Justice. Plusieurs manquements sont avancés pour justifier ces suspensions : non-accomplissement des devoirs et responsabilités, anomalies dans la gestion des dossiers et non-respect des obligations liées aux fonctions exercées. Le ministère entend ainsi rappeler les exigences auxquelles sont soumis les magistrats affectés à cette structure spécialisée dans la lutte contre la corruption.
Des sanctions administratives ont également été décidées dans l’Administration pénitentiaire. Quinze agents de la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika ont été suspendus à la suite de la tentative d’évasion survenue le 7 août 2026. Des négligences dans l’exercice de leurs missions auraient été constatées au cours des investigations conduites par la Direction de l’Inspection des Prisons (DIP). Le ministère précise par ailleurs que le détenu concerné par cette tentative d’évasion a depuis été rattrapé, conformément aux directives données par la ministre de la Justice.
Au total, dix-huit agents relevant du ministère sont donc concernés par ces décisions de suspension. Le département assure que l’ensemble de ces mesures a été pris conformément à la législation et aux procédures administratives en vigueur. L’objectif affiché est de préserver la dignité, l’intégrité et le bon fonctionnement des services judiciaires et pénitentiaires.
À travers cette communication, le ministère adresse également un message à l’ensemble de ses agents : les obligations professionnelles et déontologiques doivent être respectées, quelle que soit la fonction occupée. « Nul n’est au-dessus de la loi », insiste-t-il, en concluant sur un principe qu’il entend appliquer sans distinction : « Pas d’exception devant la loi. »
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Vos commentaires
Bonjour a tous,
Sans hésitation, il faudrait encourager le ministere dans ce qu’il fait.
Il faudrait quelque part aussi améliorer les formations a ENMG afin d’adapter les étudiants aux conditions et réalités vécues dans le secteur et corriger ainsi les erreurs du passé en partie source des dysfonctionnements découverts ces tempsci
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Comme on peut s’étonner
D’ABSENCE DE
JUGEMENT PAR CONTUMACE POUR :
1- RAJOELINA
2- N’TSAY
3- RAVATOMANGA
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