Les consultations consacrées à la préparation des prochaines élections se poursuivent au Palais d’État d’Iavoloha. Plusieurs formations politiques et associations ont déjà été reçues par le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, dans le cadre de cette démarche qui doit s’étendre sur plusieurs jours.
Les premières rencontres ont débuté mardi 1er septembre. Pour cette première séquence, le chef de l’État a successivement reçu le groupe politique Firaisankina, une association de femmes ainsi que le KFIM.
Les échanges ont principalement été consacrés à l’écoute des participants. Chaque délégation a pu présenter son analyse de la situation électorale à Madagascar et faire part de ses propositions concernant les prochaines échéances. Les discussions ont également porté sur les pistes susceptibles d’améliorer le processus électoral et son environnement.
Les consultations se sont ensuite poursuivies, mercredi, avec trois autres entités : l’IRMAR, le mouvement Gasikara et le SIAP. Leurs représentants ont à leur tour échangé avec le colonel Michaël Randrianirina et présenté leurs propositions sur les conditions d’organisation des futurs scrutins.
À travers cette série de rencontres, la présidence affiche sa volonté d’associer différentes sensibilités politiques et composantes de la société aux discussions. La participation de formations aux positionnements politiques différents s’inscrit dans cette recherche d’inclusivité.
L’objectif annoncé est de recueillir un éventail aussi large que possible de propositions afin d’identifier les améliorations à apporter au processus électoral. À terme, la démarche doit contribuer à créer les conditions d’élections transparentes et dont les résultats pourront être acceptés par l’ensemble des acteurs concernés.
La communauté internationale suit également ces consultations. Des représentants du système des Nations unies, de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont été invités à assister aux échanges en qualité d’observateurs.
D’autres formations politiques, associations et représentants des forces vives doivent encore être reçus à Iavoloha au cours des prochains jours. Ces différentes contributions devraient permettre de faire émerger les principaux points de convergence, mais également les divergences, autour de la préparation des prochaines élections à Madagascar.
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Vos commentaires
Quelle est la raison principale justifiant la présence de représentants des Nations Unies, de la SADC, de UA dans un processus initié par le régime au pouvoir pour consulter les corps intermédiaires entre la population et les dirigeants du pays ?
Pourquoi est-il devenu "impératif" de les associer dans la démarche ?
N’est-ce pas une tentative avérée de calibrer et de baliser les résolutions issues de la prochaine concertation nationale ?
N’est-ce pas une initiative flagrante de vouloir déblayer préalablement l’espace voué et dédié à l’expression des attentes et aspirations de la population à l’objectif de la refondation de la République, une République malmenée et déshonorée par ceux que le régime est en train de consulter actuellement ?
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