Le président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, et son homologue comorien, Azali Assoumani, ont été accueillis ce jeudi matin à Moscou par le président russe Vladimir Poutine. Selon l’ambassade de Russie à Madagascar, cette cérémonie officielle s’inscrit dans le cadre du troisième Sommet Russie-Afrique, consacré au renforcement des relations politiques, économiques et diplomatiques entre Moscou et les pays africains. Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement participent à ce sommet.
Il s’agit de la deuxième rencontre entre Michaël Randrianirina et Vladimir Poutine. Leur premier tête-à-tête a eu lieu le 19 février 2026 au Kremlin, à Moscou, lors d’une visite officielle du chef de l’État malgache en Russie. À cette occasion, les deux dirigeants avaient affiché leur volonté de renforcer leur coopération, notamment dans les domaines de la défense, de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Ce nouveau déplacement intervient donc huit mois après leurs premiers échanges officiels.
Lors de la séance plénière, Vladimir Poutine a présenté les ambitions russes concernant la coopération avec le continent africain. Il a particulièrement insisté sur les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’économie, de l’agriculture et de la défense. Dans son discours, Vladimir Poutine a rappelé le soutien historique de son pays aux mouvements d’indépendance africains.
Sur le plan économique, Moscou envisage la création de plateformes logistiques destinées aux produits agricoles. Ces projets visent à développer les échanges commerciaux, à faciliter l’accès aux marchés internationaux et à renforcer la souveraineté alimentaire des pays partenaires. La Russie mise également sur la transformation locale des ressources minières des états d’Afrique.
Bien que les promesses de soutien de la Russie envers les pays africains n’ont pas pas beaucoup changé depuis le deuxième sommet qui a eu lieu à Saint-Petersburg en 2023, pour Madagascar, cette participation représente une occasion de poursuivre les discussions engagées en février dernier et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération. Les autorités malgaches souhaitent notamment attirer des investisseurs dans les secteurs de l’énergie, des technologies et des infrastructures.
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Vos commentaires
par TV5MONDE Info
La Russie cherche de la chair à canon, avis aux intéressés.
On vous promet la nationalité russe si vous survivez.
Mais pour augmenter votre chance de survie, n’oubliez pas d’emmener votre gris gris
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Est ce que tous les pro Poutine vont y aller ? Bien sûr que non. Mais leurs compatriotes gasy peuvent y aller. Cela les changera du chômage, de la malnutrition, des problèmes de santé etc...etc...
"Vladimir Poutine a rappelé le soutien historique de son pays aux mouvements d’indépendance africains."
ALORS LA LAISSEZ MOI RIRE...il soutien les mouvements d’indépendance africains mais réprime avec la pire cruauté celle des pays dans la sphère russe. On se rappellera de la Tchétchénie, de la Bielorussie et nombre d’autres pays.
La convergence d’intérêts avec Moscou est indéniable, affaiblir le canal France, appauvrir la formation des futures élites, nourrir le récit souverainiste anti-occidental, tout cela sert la stratégie russe en Afrique documentée jusqu’au rapport Viginum de cette semaine (AFP). Mais il n’existe pas encore de preuve publique d’une main russe dans la directive : la prudence voudrait qu’on la qualifie d’objectif convergent plutôt que d’exécution commanditée. Le jour où l’on verra des instructeurs de l’Africa Corps, des accords militaires ou des bourses d’études russes massives offrir une « sortie de secours » sélective vers Moscou,c’est souvent le scénario suivant ; on pourra parler de connivence établie.
Pour répondre à zanadralambo sur l’interdiction aux nouvelles générations d’étudier à andafy, j’ai noté ce commentaire :
« Enfermer les enfants de l’élite dans un système éducatif public malgache exsangue (le même article de LGDI décrit des universités sans moyens et des écoles surpeuplées), c’est verrouiller la reproduction de la classe dirigeante par le haut et surtout empêcher la formation, à l’étranger, d’une contre-élite dotée de références intellectuelles, juridiques et politiques extérieures au pouvoir. C’est exactement la jeunesse urbaine connectée qui a renversé le gouvernement précédent en 2025 ; la directive vise structurellement à ce que cela ne se reproduise pas.
L’exclusion des doubles nationaux (majoritairement franco-malgaches) vide l’espace politique de ceux qui ont précisément les réseaux, les ressources et la légitimité pour contester. Le message est : celui qui a un pied dehors n’a pas voix au chapitre dedans.
C’est une mécanique classique de fermeture du champ politique, on la retrouve dans les transitions sahéliennes où l’épuration des élites francophones a précédé l’arrimage à Moscou, même si à Madagascar la séquence inverse (fermeture d’abord, arrimage ensuite) reste à prouver. »
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Et pour conclure sur ce sujet, cet autre commentaire :
« Enfermer les enfants de l’élite dans un système éducatif public malgache exsangue (le même article de LGDI décrit des universités sans moyens et des écoles surpeuplées), c’est verrouiller la reproduction de la classe dirigeante par le haut et surtout empêcher la formation, à l’étranger, d’une contre-élite dotée de références intellectuelles, juridiques et politiques extérieures au pouvoir. C’est exactement la jeunesse urbaine connectée qui a renversé le gouvernement précédent en 2025 ; la directive vise structurellement à ce que cela ne se reproduise pas.
L’exclusion des doubles nationaux (majoritairement franco-malgaches) vide l’espace politique de ceux qui ont précisément les réseaux, les ressources et la légitimité pour contester. Le message est : celui qui a un pied dehors n’a pas voix au chapitre dedans.
C’est une mécanique classique de fermeture du champ politique, on la retrouve dans les transitions sahéliennes où l’épuration des élites francophones a précédé l’arrimage à Moscou, même si à Madagascar la séquence inverse (fermeture d’abord, arrimage ensuite) reste à
le pays est dirigé par un officier formé dans le closed circuit militaire malgache, qui interdit aux autres d’acquérir la formation qu’il n’a pas reçue. Il y a là une logique de tablier bas : un pouvoir qui ne peut pas rivaliser sur la compétence s’assure que personne d’autre ne puisse le faire non plus. L’ entre-soi est aussi la condition de survie du régime d’un vivier dirigeant sans capital éducatif alternatif est une garantie contre les voix dissidentes internes !. »