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mardi 3 février 2026
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Transition : la communauté internationale vérouille l’échéance des 24 mois

mardi 3 février | Mandimbisoa R. |  257 visites  | 2 commentaires 

Le compte à rebours est désormais enclenché pour la transition. Dans les capitales partenaires comme dans les couloirs des institutions électorales, un message s’impose avec une netteté inhabituelle : la transition ne devra pas s’éterniser. Vingt-quatre mois, pas davantage. Dans ce délai maximal, la communauté internationale attend que Madagascar soit ramené à l’ordre constitutionnel par une élection présidentielle jugée libre, transparente et crédible.

Vingt-quatre mois, c’est le délai que la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a accordé au régime de la Refondation sous la présidence du Colonel Michaël Randrianirina pour mener à bien la “Refondation de la République”. Aujourd’hui, la communauté internationale s’aligne aussi derrière ce principe.

Le ton a été donné à la fois par l’Union Africaine et l’Union Européenne, dans une séquence diplomatique resserrée qui ne laisse guère de place aux interprétations. À l’issue d’une rencontre à Ivandry avec le chef de l’État, l’envoyé spécial de l’Union africaine, Mohamed Idriss Farah, a explicitement parlé de « Transition » et fixé le cap : un processus de vingt-quatre mois débouchant sur la présidentielle. L’expression, en elle-même, acterait déjà la nature exceptionnelle de la période actuelle, au-delà des débats internes sur sa qualification politique.

Du côté européen, le cadrage est tout aussi clair. Après un échange avec Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’ambassadeur Roland Kobia a rappelé que l’organisation d’élections libres et transparentes constitue une priorité commune, à la fois pour les autorités de la Refondation et pour l’Union européenne. Surtout, il a insisté sur une exigence de méthode : le travail doit être soutenu à tous les niveaux pour être prêt dans les vingt-quatre mois.

Cette échéance n’est pas un simple repère symbolique. Elle est devenue le principal baromètre de la relation entre Madagascar et ses partenaires. En clair, tout glissement du calendrier serait perçu comme un signal négatif, susceptible d’entamer la crédibilité du pays et de fragiliser davantage un régime déjà observé avec prudence.

Car le souvenir est encore vif : quelques semaines auparavant, la concertation réunissant plus d’une centaine de partis politiques avait laissé planer l’idée d’un possible allongement de la période transitoire. Une hypothèse que les acteurs extérieurs semblent aujourd’hui écarter d’un revers de main, préférant verrouiller un horizon ferme plutôt que d’ouvrir la porte à une transition sans fin.

Dans cette dynamique, les Nations Unies ont dépêché une mission d’évaluation des besoins électoraux, signe que l’accompagnement international est prêt, mais conditionné. Le soutien existe, mais il ne se conçoit qu’à l’intérieur d’un cadre : celui d’une transition bornée, avec une présidentielle comme sortie obligatoire.

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2 commentaires

Vos commentaires

  • 3 février à 09:09 | Gérard (#5118)

    Ceci est bien la preuve que Madagascar n’a jamais été capable de devenir indépendant. Tributaire de l’aide internationale le pays est comme un seau sans fond où les aides extérieures ne cessent de verser des aides dans tous les domaines et rien n’avance.

    Répondre

  • 3 février à 10:33 | Turping (#1235)

    Ce n’est pas difficile à comprendre .Le retour à l’ordre constitutionnel ne sera au rendez-vous tant qu’il n’y aura d’ élections .Election présidentielle suivie des autres élections législatives et autres ....afin d’élire des nouveaux élus choisis par les malagasy .
     En attendant ,les vrais partis politiques qui ne se ramassent à la pelle doivent proposer des lois ,des changements ,modifier la constitution en cours ,etc.....La refondation proprement dite devrait se focaliser démocratiquement sur ces aspérités là.
    La communauté internationale ,bailleurs de fonds, BM ne sont pas là pour garantir la souveraineté nationale pour tirer la ficelle de l’avancement réel .

    Répondre

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